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La Banque mondiale reconnait la menace du changement climatique pour le milieu marin

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Le changement climatique représente une grave menace pour l’équilibre du milieu marin, dont les effets ne sont pas encore bien compris. Les changements des températures et des courants océaniques, l’érosion côtière et les risques d’inondations aggravent l’état d’écosystèmes déjà perturbés. Tandis que des impacts très palpables sont déjà détectés dans de nombreuses régions des pays côtiers d’Afrique, bien des dimensions restent incertaines.  La Banque mondiale a reconnu cette menace  et a placé  l’économie des océans et la résilience côtière au centre de ses idéaux.

Selon l’institution spécialisée de l’Organisation des Nations unies dans son rapport sur l’économie bleue en Afrique publié dernièrement, les ressources aquatiques comme le poisson, les récifs coralliens, les algues, les minéraux, le pétrole et le gaz ; les services qu’ils fournissent et des côtes mieux capables de résister aux différents chocs susceptibles de les affecter constituent des actifs qui peuvent être exploités de façon durable au profit des générations actuelles et futures.

La croissance de l’économie bleue est possible dans plusieurs domaines, notamment : les pêches, l’aquaculture, les minéraux, l’énergie, le transport et le commerce, le tourisme et les loisirs, et la biotechnologie marine.

« Si certains de ces secteurs ne nécessitent que peu d’encouragement et de gouvernance supplémentaire, d’autres exigent l’intensification et l’amélioration de la planification pour réaliser leur plein potentiel et générer des résultats plus durables. » lit-on dans le document publié.

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Sur l’aspect concurrence ,  elle  indique que  lorsque différentes industries souhaitent utiliser le même espace ou les mêmes ressources, la compétition et les tensions qui pourraient en résulter vont nécessiter des compromis qui devront être bien compris avant de prendre des décisions visant à maximiser les avantages économiques, sociaux et environnementaux.

Une solide planification et une coordination régionale sont donc nécessaires pour optimiser les investissements et gérer leurs retombées au moyen de l’amélioration des réglementations, du contrôle et de la surveillance des océans, de la protection du littoral et de la gestion des déchets. Assurer des synergies dans l’ensemble de l’économie bleue est important en vue de la soutenabilité et de l’amélioration de l’efficience.

Développer une économie bleue résiliente exige (1) une vision stratégique et un engagement ; (2) une bonne gouvernance ; et (3) des investissements. (1)

Les pays d’Afrique ont souscrit aux Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, dont beaucoup sont extrêmement pertinents pour l’économie bleue, notamment l’ODD-1. Lors de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui s’est tenue en 2015 à Paris (COP21), les nations se sont engagées sur des contributions prévues déterminées au niveau national (CPDN – en anglais INDC pour intended nationally determined contributions).

Des pays africains sont également parties à plusieurs alliances régionales offrant des cadres adéquats pour la coordination et  les synergies, y compris la Charte africaine des transports maritimes, la Stratégie maritime intégrée de l’Afrique (qui a produit la Stratégie AIM 2050), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), qui a adopté une feuille de route sur l’économie bleue et, surtout, l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui interagit avec l’Agenda 2030 pour le développement durable des Nations Unies.

Des solutions envisageables

Et de proposer « Ces déclarations et plans doivent se traduire par des actions, sous la direction des nations africaines.  Une bonne gouvernance fondée sur la science, les données et la technologie est essentielle pour étayer les réformes de la gouvernance et façonner les décisions de gestion, qu’il s’agisse de s’assurer que les stocks de poissons sont gérés durablement ou que l’exploration pétrolière tient compte des habitats naturels critiques.»

Garantir des droits fonciers à des communautés bien organisées s’est également avéré un moyen efficace de restaurer les pêches et les moyens de subsistance.

Pour que le potentiel de l’économie bleue se réalise, des investissements seront nécessaires pour soutenir l’amélioration de la gouvernance, des initiatives communautaires (dont certaines sont déjà mises à l’essai et fonctionnent, par exemple au Kenya) et un environnement favorable à un engagement responsable et durable du secteur privé.

La Banque mondiale a commencé à aider les pays à saisir les avantages de l’économie bleue. Ceci ce fait grâce à un partenariat solide avec des institutions internationales et bilatérales, y compris les organisations des Nations Unies, l’Union africaine, la Banque africaine de développement, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), l’Union européenne, le Fonds nordique de développement

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