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Usage des emballages plastiques : Les Togolais toujours insoucieux des conséquences désastreuses

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L’akassa, l’ayimolu et l’akpan (pâtes de maïs traditionnellement enveloppées dans les feuilles), sont désormais conditionnées dans des emballages synthétiques ; l’huile rouge et l’huile d’arachide se vendent dans des sachets plastiques. Lit-on dans le bihebdomadaire Togolais l’Union pour la Patrie.

Selon la même source, la  liste des produits alimentaires qui ont désormais épousé le synthétique au détriment du végétal ne cesse de s’allonger. La plupart des consommateurs se félicitent de ses qualités : bonne résistance physique, longue durée de vie et disponibilité en toutes saisons. Les sachets en plastique sont vraiment pratiques.

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Les confrères posent la problématique environnementale, en indiquant, pourtant, à aucun moment, le consommateur ne s’est posé de questions sur le devenir de ces sacs jetables facilitant le transport de nos commissions et mis à la disposition des clients aux caisses des magasins, dans les marchés, à la petite boutique du quartier et au petit commerçant dans la rue.

Des milliards de sacs sont ainsi distribués chaque année, représentant plus de 15000 tonnes de déchets non recyclés selon une étude menée par Terra Eco en France.

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 Au Togo les chiffres sont moins connus. Mais l’ampleur des déchets observés dans les rigoles, les ordures ménagères et dans certains grands axes, nous laisse constater tout simplement l’immensité de l’utilisation. Un véritable gaspillage auquel chaque togolais prend part!

Les jours de grand vent, ils fleurissent routes, terrains vagues, plages s’accrochant aux grillages, dégradant gravement notre environnement sans que les intempéries si violentes soient-elles, ne parviennent à les détruire. C’est une pollution permanente et dégradante, une nuisance visuelle et profonde.

Vecteur de dégradation de la couche d’ozone

Des études scientifiques montrent que les sacs dits à usage unique sont en PEHD ou Polyéthylène Haute Densité, un matériau constitué de 43 % d’éthylène, un dérivé du pétrole brut, et de 57 % de chlore.

La matière première de base du chlore étant le sel disponible en quantité quasiment illimitée, on peut dire que la fabrication du plastique fait un usage efficace des ressources naturelles de la planète. Ils nécessitent pour leur fabrication beaucoup d’eau et sont déjà en amont extrêmement polluant. Le PEHD sert aussi à fabriquer les bouteilles opaques, des flacons alimentaires ou produits d’entretien car il est opaque ou translucide, très rigide donc résistant, imperméable aux corps gras et aux produits chimiques. Quelques sacs sont récupérés pour servir de sacs poubelles au quotidien, parce que c’est pratique.

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Mais ce n’est pas le cas de la totalité …et tous les sacs à usage unique finissent de toutes façons à la décharge où ils ne se dégraderont qu’au bout de centaines d’années ou dans l’incinérateur.

Contrairement à ce qui est écrit sur certains d’entre eux, leur destruction n’est pas sans incidence sur l’environnement : l’incinération produit des gaz à effet de serre. La combustion provoque l’acidification de l’atmosphère et des oxydations photochimiques.

Et comme dans l’opinion populaire, il y a cette idée qui laisse penser que tout cela n’était pas grave parce que la planète est immensément grande.

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