Dossier/Environnement: l’usage des sachets plastiques, le revers de la médaille

Rien n’était plus bien que ces sachets plastiques noirs en pleine action commune dans la ville de Lomé, avec une prolifération qui ne dit pas son nom. Ils étaient d’une splendeur au soleil, de toute leur chaude couleur noire, qui faisait paraitre leur composition plus vivante et plus ténébreuse.

Rien n’était plus grand que l’œuvre qu’ils accomplissaient protégeant nos aliments et vivres. S’ils nous servent, ils étaient harmonieux comme une danse et s’accordaient saintement avec les profondeurs de la nature environnante et avec les lois de la dite ville.

C’était la révélation d’un ordre des déchets bio non dégradables qui sont utilisés par bon nombres de citoyens togolais. Présents au quotidien dans leur vie, ils sont produits par millions de tonnes chaque année mais sont également d’un effet nocif de par leur utilisation.

Plus de trois miliards de ces sachets plastiques qui servent de packaging et qui restent un danger sur l’environnement en général pour l’homme en particulier sont produites par diverses entreprises et sociétés Togolaises.

Les conséquences

Les études prouvent que le danger de l’usage de ces sachets plastiques est considérablement évocateur. Une Chose qui aurait une conséquence néfaste et directe sur l’équilibre de l’environnement et le corps humain.

Des substances chimiques sont présentes dans le sachet noir qui est utilisé et causerait une diminution de la fertilité chez l’homme.

On note la fragmentation moléculaire de ces sachets sous le conditionnement de la chaleur qui souille les nourritures et qui est à l’origine de l’impuissance sexuelle chez certains.

En outre les composés des sachets plastiques se présentent comme suit : les phtalates et le bisphérol A(BPA) , deux substances présente dans certaines matières plastiques.

Les additifs les plus controversés sont entre autres le bisphérol A, très présent dans les plastiques alimentaires et notamment dans 90% des biberons fabriqués.

Le BPA est soupçonné d’être un perturbateur endocrinien et les biberons qui sont fait usage constituent des dangers pour la santé des nourrissons.

Par ailleurs, d’autres tests ont révélé que la fumée produite par l’incinération des dits sachets contient des dioxines cancérigènes donc pouvant causer le cancer et la malformation chez le nourrisson.

En effet, les populations togolaises prennent le vilain plaisir d’envoyer à dache quelque fois des sachets plastique en les incinérant par manque d’infrastructures, de recyclage et de traitement. Ces déchets à l’air libre une fois incinérés impactent négativement l’environnement.

Cette pratique libère du gaz carbonique et de la vapeur d’eau , renforçant l’effet de serre et contribuant ainsi au phénomène de réchauffement climatique qui constitue l’un des problèmes environnementaux majeurs pour lesquels le monde entier se mobilise.

De plus, l’incinération de ces sachets plastiques libère dans l’atmosphère des composés Organiques Volatils COV comme le Monoxyde de Carbone CO qui est un gaz très toxique.

Au Togo , en dehors de la santé humaine, il a été remarqué également que les bêtes et les volailles meurent d’occlusion stomacale après avoir confondu des bouts de plastiques à des vers de terres et à des feuilles.

Dans nos investigations , Anani Bello, médecin à l’hôpital de Bè qui glissait à travers son travail sans accrocher jamais , comme s’il en eut repéré d’avance tous les chemins ,il ne semblait pas pressé nous a indiqué. « L’Usage en prolifération des sachets plastiques contribuent aussi aux maladies diarrhéiques et au paludisme. La stagnation des eaux de pluie provoquée par les plastiques jetées au sol, créee des gites larvaires pour les moustiques d’où la prolifération du paludisme. » a-t-il confié.
Et d’ajouter « Aussi, le dépôt des sachets plastiques dans les caniveaux est un obstacle à l’écoulement des eaux ,ce qui crée une situation d’insalubrité qui est une porte ouverte aux maladies diarrhéiques dont le choléra »

Par ailleurs, nos mets n’échappent pas non plus aux effets néfastes des sacs plastiques. Notre longue habitude de consommer sans usage des feuilles de teck, de banane et autres, ne nous a pas donné des élégances de prestidigitateur en matière d’emballage de nos mets. Ceci présente un risque d’intoxication alimentaire, selon Samuel Farid, un autre acteur de l’environnement, la trentaine, le visage glabre.

Les autorités passives face au phénomène

Une proposition du gouvernement qui rallia tous les togolais, selon les termes du décret de janvier 2011 devaient mettre fin à la production , l’importation , la distribution et à la commercialisation des sachets et autres emballages en plastique non biodégradables mais par la suite on aurait noté une limitation de cette proposition.

Malgré les efforts déployés par les start-up togolais de part la fabrication des sachets et sacs recyclés et biodégradables dont civicbag pour éradiquer définitivement les actions néfastes de l’utilisation de ces sachets plastiques, les méfaits de ces sachets sont toujours récurrents. Face à cela le gouvernement a la lourde tâche  de  revoir son décret sur la réglementation sur l’usage des sachets plastiques.

Hector Nammangue

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