Togo/PASA : 51,74% d’exécution physique et 26 % d’exécution financière

Selon le chargé du projet PASA à la BM, Eric Abiassi par rapport à l’avancement global du PTBA de 2019, on note 51,74% d’exécution physique et 26 % d’exécution financière. Au niveau du décaissement, il affirme que des progrès sont de l’ordre de 36,7% contre 14% lors de la dernière mission. Nous indique nos confrères de l’Agence Togolaise de Presse.

Selon la même source , évoquant la mise en oeuvre des recommandations de la dernière mission, M. Abiassi souligne que l’on est à 80,64% ce qui n’est pas mauvais mais 100% serait mieux. Concernant les fonds de contreparties, le gouvernement, selon lui, doit faire un effort pour mobiliser le reste de ressources qui s’élèvent à plus de 800 millions de FCFA.

S’agissant des progrès par composantes, le chargé du projet PASA à la BM a laissé entendre que pour la première composante qui concerne l’appui aux ESOP, le soutien aux initiatives innovantes, l’appui à la filière café cacao, l’appui à la production halieutique des progrès significatifs ont été enregistrés. « Ainsi pour les ESOP, on a soumis à la transformation, environ 4545 tonnes de riz, 938 tonnes de soja et ça porte le cumul a 15120 tonnes de riz et 3606 tonnes de soja.

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Le nombre de clients des ESOP qui est un indicateur de résultats est actuellement à 14369 et on a parmi cet effectif 44% de femmes, ce qui est vraiment appréciable. De même le nombre d’emplois permanent est de 94 contre 357 emplois temporaires », a-t-il précisé. A l’en croire, une des activités phares du projet c’est les microprojets, précisant qu’au titre de la 4è vague qui a été lancée, 97 projets ont été soumis pour financement. « Pour ces projets la subvention totale du PASA s’élève à environ 323 millions de FCFA et la contrepartie des promoteurs se chiffre à environ 229 millions de FCFA », a-t-il révélé.

Au dire de M. Abiassi, des conventions de partenariats ont été signées et 69 projets sur les 97 ont déjà bénéficié de la première tranche, 19 sont encours de financement et 9 ont désisté. Pour lui, ce qui est important c’est que les projets déjà financés soient viables et les promoteurs qui seront désormais financés prennent des dispositions pour demeurer en activité après la clôture du projet.

Concernant la mise en place des fonds de garantie, il a fait savoir que Orabank et BTCI ont signé une convention avec le projet pour la mise en place d’un fonds de garantie d’environ 500 millions de FCFA qui servirait à appuyer les entreprises agricoles et les promoteurs pour avoir accès au financement. S’agissant des microprojets, M Abiassi a déclaré que lors de cette mission, l’équipe a eu à confirmer la volonté du PASA d’intégrer pleinement le mécanisme du MIFA désormais dans sa stratégie d’intervention. Pour le cas de la filière café cacao, il n’y a pas d’après lui, de problèmes majeurs pour atteindre les objectifs. « La seule inquiétude exprimée par les bénéficiaires c’est le retard dans la livraison des intrants », a-t-il précisé.

Pour ce qui concerne la production halieutique, le chargé du projet PASA à la BM révèle que les progrès ont été faits à ce niveau. A l’entendre, le seul défi dans ce domaine a trait au suivi et à la collecte des informations auprès des fermes piscicoles. « Ces informations sont capitales pour évaluer la rentabilité des projets afin de décider de la poursuite ou non des projets », a-t-il souligné. Parlant de la composante relative à la production animale, il note que le volet santé animale se porte mieux. « Une campagne de vaccination a permis de vacciner 413 milles petits ruminants et 9 millions 165 milles volailles contre la peste des petits ruminants et la maladie de newcastle. Donc sur ce volet le défi c’est de pouvoir survivre au PASA », a-t-il confié.

Le 2è volet concerne l’élevage commercial. Pour lui, c’est une activité phare et 305 éleveurs ont été sélectionnés dont plus de 60% ont mobilisé leurs apports personnels et ont été accompagnés dans l’élaboration des accords de promotion. « Sur ce lot, 227 ont déjà eu la première tranche et ont mis en oeuvre un certain nombre d’activités », a-t-il mentionné. Pour M. Abiassi, l’idée c’est de pouvoir développer au Togo, un noyau vraiment orienté vers les marchés et aller vers l’étape de la transformation.

« C’est pour ça qu’on a prévu dans cette composante, entre autres, la mise en place des entrepôts frigorifiques et les abattoirs pour qu’on puisse avoir une filière d’élevage dynamique », a-t-il dit. D’après M. Abiassi, l’autre point à développer dans le cadre du MIFA, « c’est d’arriver à professionnaliser les éleveurs le long de la chaîne de valeurs ».

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