L’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts (l’ODEF) dispose actuellement d’un stock d’environ 160 800 plants. Ces plants restants vont lui permettre de poursuivre la mise en terre dans les régions des plateaux et maritime avec la reprise des pluies.
Ainsi au cours de cette petite saison pluvieuse, 94 ha, seront reboisés pour atteindre la cible qu’il s’est fixée. La principale essence plantée est le teck, pour sa valeur économique.
Outre le teck, l’ODEF reboise aussi gmelina, eucalyptus, senna siamea, anogeissus leiocarpus pour le bois énergie et fait la promotion du Pterocarpus erinaceus, et cola gigantea.
A en croire les affirmations du DG de l’ODEF, Lt Col Pyoabalo Alaba, l’ODEF veut atteindre les 100% de sa prévision annuelle de reboisement.
« Ces différentes essences sont reboisées pour répondre à la double ambition quinquennale et décennale du reboisement et également permettre au pays d’honorer ses engagements vis-à-vis de la communauté internationale dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques. », a-t-il expliqué.
Il faut noter que depuis le lancement de la campagne à ce jour, l’ODEF a mobilisé 803 632 plants toutes espèces confondues dont 560 632 produits sur fonds propres de l’office et 243 000 mobilisés sur financement du budget d’investissement et d’équipement et du Fonds National de Développement Forestier. Une mobilisation de plants qui a permis à l’Office de reboiser 234 ha sur 328 ha prévus, soit 71% de la prévision annuelle.
Créé par décret n°71-204 du 13 Novembre 1971, l’ODEF a pour mission spécifique d’étendre les couvertures forestières du pays. Pour y arriver l’office à une stratégie pour mobiliser les riverains de ses plantations. Il s’agit de créer des emplois verts pour les jeunes à travers les activités de reboisement notamment, le sarclage, le piquetage, la trouaison, la mise en terre des plants, le suivi. Ce que nombre de jeunes font de façon temporaire ou permanente.
L’Office se soucie de l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines. Ainsi chaque année à l’issue des ventes des produits, des ristournes sont versées aux communautés pour la réalisation des œuvres socialo-communautaires, notamment les écoles, les centres de santé, les pistes et les forages.


