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Togo/ Gestion des eaux usées : Un système de vidange des effluents liquides des fosses septiques mis en place

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Dans le cadre du Projet de renforcement de la performance du système de santé (PRPSS), dans les régions des Plateaux, Maritime, Centrale et Lomé-commune, un état des lieux est fait sur les déchets liquides. Nous rapporte l’Union pour la Patrie.

Selon les confrères, les structures sanitaires ciblées par le projet sont de grandes consommatrices d’eau en raison des activités qui y sont menées. Les services de buanderie, les laboratoires, les services d’hygiène des locaux, les activités de stérilisation sont en principe les plus grands producteurs d’eaux usées dans les structures hospitalières. Malheureusement, les données sur la consommation d’eau  potable et sur la production d’eaux usées ne sont pas disponibles pour évaluer les volumes car certaines structures utilisent des forages dépourvus de compteur comme source d’approvisionnement en eau potable ou que toutes les factures d’eau ne sont pas disponibles. Les eaux usées rejetées par les structures sanitaires visitées sont soit traitées par des systèmes autonomes, soit par des systèmes semi collectifs, comme au CHR de Lomé-commune.

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Les systèmes d’assainissement autonome observés dans les structures sont essentiellement des fosses septiques à trois compartiments reliés à des puits perdus. Ces fosses sont périodiquement vidangées par des structures privées pour une destination souvent inconnue des acteurs hospitaliers. La fréquence de vidange varie en fonction de la fréquentation du centre. Par exemple, l’hôpital de Bè a 4 fosses septiques, le CHU Campus 31, le CHR Lomé-commune 3, le CHP Notsè 22 et le CHP Kpalimé 36.

En dehors de la vidange au CHU Campus, il est mis en place un système de vidange des effluents liquides des fosses septiques qui se fait à l’aide des motopompes et qui sont rejetées directement dans la nature sans aucun traitement. Au CHR de Lomé-commune, les 3 fosses sont raccordées respectivement à la buanderie, au service des urgences et aux toilettes des accompagnants ; il dispose aussi d’un système de traitement de toutes les autres eaux usées produites par le centre. Ce système est composé de trois compartiments de fosses reliées à des puits d’infiltration après un poste de chloration. La principale lacune relevée à ce niveau est l’absence des prélèvements périodiques aux fins d’analyses pour évaluer les performances épuratoires du système et le dysfonctionnement du poste de chloration.

En ce qui concerne les autres centres, les plans de recollement des fosses septiques et puisards ne sont plus disponibles au niveau des services chargés des travaux, ce qui pourrait constituer une contrainte majeure pour la mise en place d’un système amélioré.

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Les volumes collectés au CHP Kpalimè sont, de loin, plus importantes que ceux collectés dans les autres centres ; cette situation pourrait se justifier par la grande fréquentation du centre et l’absence d’un dégrilleur en amont pour retenir les grosses particules. A l’échelle des villes abritant les structures hospitalières ciblées par le projet, on note l’absence d’une station de traitement des boues de vidange fonctionnelle et la pratique courante observée est le déversement des boues enlevées dans la nature.

Traitement des déchets liquides. L’épuration des eaux usées se fait par traitement biologique ou chimique. Le type de traitement dépend des caractéristiques des eaux usées et est fonction du rapport de la demande chimique en oxygène sur la demande biochimique en oxygène. Pour chaque type de traitement des eaux usées en milieu hospitalier, il existe plusieurs options technologiques.

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Parmi ces technologies, il y a le système d’épuration par boues activées utilisé à la clinique privée Biasa de Lomé. Il reçoit entre 17 et 24 m3 d’eaux usées par jour. Par m3 à épurer, l’investissement initial varie entre 1.200.000 FCFA pour les systèmes dont le volume est inférieur à 100 m3 à1.000.000 FCFA pour les systèmes de volume supérieur à 100 m3.

Les coûts d’exploitation ont été estimés à environ 12 millions par an et prennent en compte la consommation d’électricité (85 kwh par jour), les frais de vidange des excès de boues, les frais de maintenance qui inclut l’achat des produits activateurs. Pour que ce système fonctionne bien, il a fallu installer en amont des ouvrages connexes tels qu’un dégrilleur, un débourbeur et un dégraisseur pour débarrasser les eaux usées de tous les éléments qui pourraient influencer négativement l’activité des bactéries aérobies épuratrices. «S’il est vrai que ce système présente l’avantage d’occuper peu d’espace et de traiter écologiquement toutes les eaux usées générées par le centre, les coûts d’exploitation semblent être difficilement supportables par les hôpitaux publics.”

 

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