Togo/économie : l’Entrepreneuriat des jeunes, ça avance d’une manière galopante

Désormais au Togo l’entrepreneuriat constitue la seule solution face au chômage qui touchait autrefois beaucoup plus de jeunes togolais dans la tranche d’âge compris entre 15 et 35ans soit 8,06% et 22,09% concernant les jeunes femmes.

IL demeure l’unique pilule pour éradiquer définitivement la maladie de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes hommes et femmes, notamment en milieu rural.

Avançant d’une manière galopante, l’entrepreneuriat a pris une proportion considérable au Togo, pour preuve certains de ses jeunes entrepreneurs ont été honorés en début d’année 2017 et plusieurs d’entre eux font les choux gras de leurs propres initiatives.

Selon les recherches entreprises par le QUIBB en 2011 , le chômage et le sous emploi affectent respectivement 6,51% et 22,76% de la population togolaise active. Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) apporte depuis2012 son appui technique et financier au Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes (FAIEJ) où en 2014 plus de 500 jeunes porteurs de projets ont été accompagnés.

Depuis 2012, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Togo a soutenu l’opérationnalisation structurelle et organisationnelle du Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes (FAIEJ).

Ouvert à tout jeune ayant une idée de création d’emploi, le FAIEJ est un dispositif intégré et innovant du gouvernement visant à optimiser d’une part les potentialités entrepreneuriales à travers la formation et l’accompagnement, et d’autre part à améliorer l’accès au financement des jeunes porteurs de microprojets d’entreprise.

Il ambitionne de financer les projets « pertinents, réalistes et réalisables » dans tous les secteurs d’activités, selon la ministre en charge du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mme Victoire Tomegah-Dogbe.

Ses domaines de prédilection, le secteur agricole, la transformation agro-alimentaire, la production céréalière, le secteur de l’artisanat, celui des technologies de l’information et de la communication, ou encore les énergies renouvelables.

Les meilleurs jeunes entrepreneurs togolais gratifiés en 2017

Ils étaient une trentaine de jeunes chefs d’entreprises à fort potentiel de croissance , venus de toutes les régions du Togo , d’éminentes personnalités du monde politique , économique et financier a être honoré au cours d’un dîner tenu à la place des fêtes de la nouvelle présidence de la République. « Il n’est pas aisé de se lancer dans l’entrepreneuriat , mais des milliers de jeunes togolais s’y lancent chaque année » a précisé Victoire Tomégah Dogbé , la ministre en charge du développement à la base et de la jeunesse.

Elle a salué au passage lors de la dite rencontre la ténacité des jeunes entrepreneurs togolais. « Vous êtes une inspiration pour vos pairs et une motivation pour les structures qui vous accompagnent….

Nous savons que nous pouvons compter sur vous et réaliser vos rêves » , leur a-t-elle lancé avant de les inviter à tendre vers l’excellence et à rester concentrés sur leurs objectifs.
Ces jeunes entrepreneurs sélectionnés ont reçu de nombreux prix notamment des enveloppes offertes par l’UTB et ORABANK ,des motos, des Smartphones et des ordinateurs.

L’histoire d’une réussite entrepreneuriale

Etant nombreux à se lancer dans cette aventure palpitante koudou DOVI raconte avoir commencé à 30ans dans l’entreprenariat. Diplômé en gestion, ce jeune togolais a participé aux multiples formations offertes par le FAIEJ à plus de 500 jeunes porteurs de projets en 2014.

Il produit et commercialise du thé bio de kinkéliba (en sachets) et emploie environ une dizaine de personnes, en majorité des femmes. Celles-ci sont présentes à toutes les étapes de la chaine de production : triage, séchage de la matière première confection et emballage final du produit.
Une initiative dont la réussite dépasse toutes ses espérances avec aujourd’hui un chiffre d’affaires mensuel de plus de deux millions et demi de francs CFA. 52 personnes y sont employées dont 70% de femmes qui travaillent à temps plein ou de manière saisonnière.

La trentaine également ,n’tètchè Clément OUGUILILE est à la tête de la ferme de Référence Agro pastoral FRAP, spécialisée dans la production bio à Dankpen préfecture située à 90 km de la ville de kara. Sa fidélité dans le remboursement des crédits et sa détermination face aux difficultés liées à ses activités lui ont valu un succès qui l’a très tôt propulsé dans le peloton de tete des jeunes entrepreneurs togolais. Munie de son diplôme de technicien agricole, le jeune entrepreneur togolais a démarré modestement son projet avec la culture maraichère grâce à d’énormes kits dont il est bénéficiaire auprès du ministère du développement à la base.

Chômage et sous emploi : les jeunes en pôle position

En 2012, la plateforme web de l’agence nationale pour l’emploi (ANPE) enregistrait près de 13 000 demandes, contre 6785 un an plus-tard. (source : Observatoire de l’Emploi)

Parmi les contraintes spécifiques au chômage, on relève les faiblesses au niveau de la coordination et de la collaboration interministérielle contraignant une approche transversale de la problématique de l’emploi, la méconnaissance du marché du travail en l’absence de statistiques fiables, l’inadéquation de la formation avec les besoins réels du marché du travail, la faiblesse de l’offre d’emploi dans le secteur formel et le caractère inadapté des mécanismes de financement pour l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

A travers le projet d’appuis à la création d’emplois et revenus, le PNUD aide le pays à trouver des stratégies adéquates pour résorber les difficultés liées au sous- emploi des jeunes et faciliter leur insertion socio professionnelle à travers la promotion d’initiatives entrepreneuriales et de l’auto-emploi.

Vers des solutions durables?

Durant le cycle 2008-2013, l’appui du PNUD a permis au pays de disposer d’un cadre institutionnel et d’un système d’appui conseil adéquats en vue de promouvoir l’emploi et le volontariat. Le système d’appui/ conseil, établi et soutenu avec l’opérationnalisation de l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE), le FAIEJ, le PROVONAT, a permis d’amorcer la mise en place d’une plateforme de services en faveur des demandeurs d’emplois au niveau central et régional. Grâce au plaidoyer conjoint Gouvernement-PNUD, une coalition nationale pour l’emploi des jeunes est en émergence et les acquis institutionnels se poursuivent.

L’entrepreneuriat constitue aujourd’hui l’une des solutions idoines pour répondre conséquemment à l’insertion socio-professionnelle des jeunes hommes et femmes, notamment en milieu rural.

Les jeunes demandeurs d’emploi sont insuffisamment préparés pour accéder facilement à l’emploi et s’insérer dans la vie active, de sorte qu’il faut agir sur leur employabilité en termes de qualification complémentaire adéquate et sur l’émergence et le développement d’un esprit entrepreneurial.

Hector Nammangue

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