Togo / Coronavirus : et si on évitait de cracher en pleine circulation ?

Sur les artères de Lomé  et ses environs, les motocyclistes sont appelés à développer toutes sortes de réflexes. Du fait du manque d’éducation routière, les crachats et les morves expédiés négligemment par un usager peu scrupuleux peuvent surprendre à tout moment, avec des risques d’infection.

En cette période de pandémie, cet acte incivique est fortement déconseillé. Une information que nous partageons avec nos confrères de social-infos.com

Ayant reçu au pied le crachat d’un autre usager de la route, Aristide, un togolais, la  trentaine ne pouvait s’empêcher de s’indigner.

Malgré l’embouteillage de ce mardi, il parvient à se faufiler entre les motocyclistes avant le prochain carrefour pour s’en prendre au motocycliste : « Ça ne va pas chez toi ? Pourquoi as-tu craché sur moi ? ». Les deux individus ont failli en venir aux mains.

 Malheureusement, plusieurs personnes font cette mauvaise expérience sur les artères de Lomé et ses environs.

Pour les différents usagers approchés, c’est dans l’habitude de certains togolais. « Le jet des crachats et morves en pleine circulation est une chose fréquente dans la capitale togolaise. J’en ai été témoin à maintes reprises », a laissé entendre Evariste Komlan, 26 ans, étudiant à l’université de Lomé. Ce qui est marrant est que plus d’une personne ont dit avoir été atteintes par ces salives.

« Un jour, quelqu’un a craché et par mégarde, j’ai été touché à la cuisse. Il s’est arrêté pour m’aider à l’essuyer mais je lui ai demandé de laisser. J’ai certes été énervé mais je ne l’ai guère manifesté », confie Jonas, un imprimeur.

Selon les propos d’un autre usager de la route qui a requis l’anonymat, un matin en allant au boulot, il a reçu en plein visage le crachat d’autrui. Il a affirmé ne s’être aucunement irrité. Cependant, si Jonas et ce dernier ont été tempérants face à un acte aussi déplacé, beaucoup d’autres perdent leur sang-froid.

Étant donné que le Coronavirus se transmet essentiellement par les sécrétions de la bouche et du nez, cracher est évidemment un acte qui est à éviter. Il peut, en pleine pandémie, se révéler source de transmission du virus.

Au Togo, cracher dans l’espace public n’est pas  réprimé par un quelconque décret pris par le gouvernement. Il n’existe pas non plus une politique mise en œuvre pour assurer le nettoyage spécifique ou la désinfection des voiries.

Par précaution, les élus locaux sont interpelés à sensibiliser sur cet acte incivique qui pourrait être un autre moyen assez dangereux pour la propagation de cette pandémie.

Kofi M.

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