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Covid-19 : il faut 450 ans à un masque chirurgical pour se décomposer dans la nature

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Il faut 450 ans à un masque chirurgical pour se décomposer dans la nature selon une information de France 3 Normandie. C’est la même durée pour un sac en plastique. À titre de comparaison, un mégot de cigarette jeté par terre prend 1 à 2 ans à disparaître, d’après l’Association de défense, d’éducation et d’information du consommateur.
Le confrère béninois didier hubert madafime de la radio ORTB  soutient cette hypothèse en indiquant qu’un masque peut mettre 400 ans avant de disparaître.
« C’est à peu la même longévité que certains plastiques. Si on avait réfléchi, un tout petit peu, on aurait préféré nos masques faits maison que ceux offerts par des généreux donateurs pas si généreux que ça. C’est un autre os que va nous laisser la Covid19. Attention à ceux qui les jettent surtout les masques de la pharmacie. », alerte t-il.
Le masque chirurgical est en plastique
Le masque chirurgical, contrairement à son apparence, n’est pas fait de papier mais de polypropylène, qui fait partie de la famille des thermoplastiques. Ce qui explique pourquoi il met autant de temps à se décomposer dans la nature.
Ce textile, dérivé du pétrole, permet une bonne filtration grâce à l’électricité statique. Le polypropylène est aussi utilisé dans la fabrication des couches jetables, des serviettes hygiéniques ou d’emballages alimentaires, par exemple.
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Dans quel bac le jeter ?
Un consortium de scientifiques, de médecins et d’industriels travaille au recyclage des masques chirurgicaux et FFP2 pour les réutiliser. Mais pour l’instant, théoriquement, ces masques doivent être jetés après quelques heures d’utilisation.
Au Togo, les autorités sanitaires donnent pour consigne de détruire les masques à usage unique avant de  le jetez dans la poubelle pour éviter sa réutilisation.
Et pourtant, cette information n’a pas pu gagner toute la masse, laissant toujours les déchets en question jonchés les rues de Lomé.
Une vaste campagne de sensibilisation et de communication à l’élimination saine de ces moyens de protection contre le coronavirus s’impose.
La dite campagne pourra mettre fin à cet acte qui au lieu de mettre fin à la propagation du COVID-19 constitue un autre enjeu environnemental et sanitaire auquel notre pays sera confronté.
L’utilisation anarchique des masques de protection contre le Covid-19 représente un danger non seulement pour la santé humaine, mais aussi pour l’environnement.
Edem K.

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