Tchamba (350km au nord-est de Lomé), une ville du Togo très insalubre a été totalement assainie. L’air y est sain et l’environnement débarrassé de toutes sortes d’impuretés qui la rendaient propice aux maladies. Cette ville a connu cette transformation grâce au projet ‘’Salubrité dans les villes du Togo’’. Lit-on dans les colonnes des chroniques de la base, la 12ème parution.
Selon la revue d’information des communautés à la base, le projet a été lancé en décembre 2017 et vise à contribuer à la salubrité des villes du Togo et à l’augmentation des revenus de 115.000 bénéficiaires.
Spécifiquement, il s’agit de doter les quartiers cibles des villes bénéficiaires, de kits d’assainissement ; développer le vivre-ensemble des citoyens ; améliorer le revenu de 15 000 femmes et jeunes.
Financé par le Programme d’Appui aux Populations Vulnérables (PAPV), pour un montant total de 963 726 285 (neuf cent soixante-trois millions sept cent vingt-six mille deux cent quatre-vingt-cinq) FCFA, couvrant la période 2017-2018, le projet est mis en œuvre par l’Agence Nationale d’Appui au Développement à la Base (ANADEB), bras opérationnel du ministère du développement à la base, de l’artisanat et de la jeunesse.
Le même document indique que la ville de Tchamba était bien avant l’arrivée du PAPV était sous le poids des immondices jonchant les rues.
Aïssatou Abdoulaye Titikina, préfet de Tchamba, arbore en disant « Tchamba aujourd’hui, respire mieux, grâce à ce projet. Progressivement, la pratique d’une bonne hygiène et le souci de maintenir un environnement sain, s’installent dans les mœurs. Un véritable «coup de baguette magique ! »
Et de poursuivre « L’image de Tchamba en 2016 n’a rien à voir avec celle que présente la ville aujourd’hui. Les couloirs de la ville constituaient un point d’insalubrité de taille qui affectait considérablement la santé de la population. Au-delà de ces couloirs insalubres, il y avait aussi des dépotoirs anarchiques qui jonchaient toutes les rues. Dans la plupart des maisons, C‘étaient des toilettes à ciel ouvert avec des tuyaux qui traversaient les rues un peu partout. Ces toilettes à ciel ouvert laissaient couler de l’eau sale à l’odeur pestilentielle. Il y avait aussi un couloir qui débouchait à la gare routière et qui lui donnait un visage insalubre. À notre arrivée, nous avons pris la résolution de changer cette image choquante de la ville. Et comme un coup de baguette magique, le PAPV est venu à point nommé nous soutenir dans cette lutte contre l’insalubrité »
Des 13 villes du Togo bénéficiaires du projet de salubrité (Lomé, Tsévié, Atakpamé, Kpalimé, Sokodé,Tchamba, Kara, Aného, Belo, Mango, Bassar, Pagouda, Dapaong), Tchamba est incontestablement la grande gagnante. Le lancement du projet marque le début d’une vaste offensive contre l’insalubrité dans cette ville.
Entre 2017 et 2018, d’importants ouvrages d’assainissement construits dans plusieurs quartiers, ont métamorphosé la ville. Trois (03) blocs de latrines modernes, ‘ 175 mètres linéaires de caniveaux, 60 puisards, 3 ouvrages de franchissement et 500 mètres linéaires de rue, 3 forages munis de panneaux photovoltaïques ont été ainsi réalisés pour un coût total de 149.388.750 (cent quarante-neuf millions trois cent quatre-vingt-huit mille sept cent cinquante) FCFA.
Par ailleurs, dans cette dynamique d’assainissement, des opérations de salubrité financièrement soutenues par 1e PAN mobilisent régulièrement plusieurs travailleurs de différentes communautés de la ville. A cela s’ajoutent les actions des Volontaires d’Engagements Citoyen (VEC) destruction de dépotoirs, aménagement d’espaces verts , currage de caniveaux, sensibilisation sur l’hygiène et les bons comportements. Bien plus, dans plusieurs communautés.
Avec Chroniques à la base
LIRE AUSSI: Togo : À Blitta, l’opération de salubrité de l’ANADEB très appréciée


