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Togo : Amendes et emprisonnement contre les trafiquants d’espèces végétales ou animales

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Le trafic illicite d’ivoire reste une menace existentielle majeure pour l’éléphant, surtout que le cycle de vie et de reproduction du mammifère est lent.

C’est encore plus vrai pour l’éléphant de forêt qui vit plus longtemps que son cousin de savane. La chute du nombre de spécimens pour les deux espèces s’est accélérée depuis 2008, quand le trafic illégal pour les défenses d’éléphant s’est intensifié, pour atteindre son apogée en 2011. Et même si le phénomène a perdu en intensité, il continue de menacer les éléphants, ce qui met l’éléphant sur la liste rouge.

Il y a 50 ans, environ 1,5 million d’éléphants sillonnaient toute l’Afrique mais le plus récent recensement des grands mammifères n’en dénombrait plus que 415.000.

Grâce à ses éléphants, le Togo accueille près de 200 000 touristes étrangers par an

Quel désastre !

La pandémie a elle aussi un impact sur les efforts de protection de la nature en privant les pays des revenus du tourisme qui servaient à financer en partie ces efforts. Pourtant, les éléphants d’Afrique jouent un rôle clé dans les écosystèmes, les économies et dans l’imaginaire collectif.

Au Togo, bien que des efforts soient faits pour la protection des espèces sauvages en voie d’extinction, l’éléphant reste aussi menacé d’extinction. Le parc d’éléphant n’attire plus pour autant, mais le pays constitue une plaque tournante de transit pour le transfert illicite des ivoires. En effet, L’Office Central de Répression du Trafic illicite de Drogue et du Blanchiment (OCTRIDB), la Brigade de Recherche et d’Investigation (BRI) de Kara et le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF) en collaboration avec EAGLE-Togo ont enregistré plusieurs cas d’arrestations et de saisies de défenses d’éléphants.

Les plus récents sont les opérations d’arrestations des mois d’avril et de mai derniers, pour lesquelles dix présumés trafiquants opérants dans le commerce illégal de l’ivoire ont été arrêtés en possession de plus d’une quinzaine de défenses d’éléphants à Lomé et à Kara.

Le nouveau code pénal dans son volet environnement renforce la protection de la faune et la flore. L’article 761 de ce code dispose : « La destruction et la commercialisation, directe ou indirecte, sans droit d’espèces animales ou végétales protégées en vertu des dispositions législatives et réglementaires en vigueur et des conventions internationales auxquelles la République du Togo est partie est punie d’une peine d’un à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende d’un million à cinquante millions sans préjudice de toute autre disposition du présent code ».

Les éléphants dans la nature vivent 5 ans de moins que ceux nés en captivité

Et, l’article 796 de ce même code d’ajouter : « Quiconque fait circuler, vend, importe, exporte ou fait transiter le animaux sauvages, vivants, des trophées sans autorisation est puni d’une peine d’emprisonnement d’un à six mois et d’une amende de cent mille à cinq cent mille francs CFA ou de l’une de ces deux peines »

Mais la protection de l’éléphant ne vise pas seulement la préservation de l’espèce. Elle contribue à la biodiversité et à la présence d’habitats pour d’autres espèces, à la dispersion et à la germination des graines pour les essences d’arbres, ainsi qu’au tourisme.

Celui-ci est vital pour les populations rurales, dont les emplois et les moyens de subsistance sont liés à ce secteur et à des secteurs connexes, comme l’alimentation et le transport, qui sont plus durables et qui affichent un potentiel de croissance plus important.


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