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Grand dossier/Santé : Les Jeunes Togolaises de plus en plus amoureuses du piercing

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Etalée sur une natte au milieu de sa boutique , Aicha ressent toujours quelques douleurs au nez qu’elle a percé la semaine dernière pour y placer un petit bijou, à l’instar d’elle , de plus en plus de jeunes filles togolaises particulièrement dans la ville de Lomé ont adopté la pratique du piercing.
Debout devant son stand rempli de produits cosmétiques, ayoko Chantal, une grande revendeuse du marché d’hedzranawoé, regard perçant et dont la voix portait loin vante la pratique devenue une mode. « J’ai voulu faire comme mes amies. C’est la mode aujourd’hui dans le pays pour se faire voir et attirer les hommes. » Explique-t-elle.
Bien avant que le piercing n’arrive au Togo, de nombreuses jeunes togolaises s’éclaircissaient la peau à l’aide des produits cosmétiques, aujourd’hui l’action d’effaroucher sa peau a pris d’assaut plus de 40% des jeunes au Togo.
Venu de l’Inde et ayant conquis l’occident, le piercing s’est répandu dans toutes les couches de la société Togolaise. Même certaines adeptes vaudou s’y sont mises. Les raisons qui poussent la plupart de ces jeunes femmes à s’adonner à cette sorte de parure sont nombreuses.
« Je me sens très bien dans ma peau depuis que je me suis fait percer le nez pour y mettre cette jolie étoile »assure yehouessi, une adepte de Heviosso , le Dieu de la foudre dans le culte du vaudou. C’est un meilleur outil de séduction des hommes, d’aucunes estiment.
« C’est une nouvelle mode qui rend la femme très belle lorsque le nez est percé avec soin et qu’un gavi un bijou en vernaculaire de valeur y est placé cela excite beaucoup d’hommes. Et ces derniers ne peuvent s’empêcher de nous courtisé sans répit. » Se réjouit Raïssa, une étudiante en Droit à l’Université de Kara à environ 420 km au nord de Lomé.
« C’est une amie qui me l’a fait avec une petite aiguille. Mais c’était vraiment douloureux », admet cette future avocate, toute fière de son petit bijou en forme de cœur. »
Les prix des bijoux qui font objet du piercing varient entre 250 et 1000 F.CFA. Mais certaines n’hésitent pas à payer nettement plus dans des boutiques de luxe.
« Je préfère des bijoux de qualité, ils attirent plus les hommes » affirme Natacha, une nana Benz sur le nez duquel scintille un petit N en brillants.
Ce que disent les médecins de cette pratique
Certains médecins rencontrés lors de cette enquête ont toutefois mis en garde contre cette pratique qui causerait bien des problèmes à la longue.
Jean Jacques Dansou, jeune Togolais qui travaille dans un centre de santé privé de Lomé , sa blouse mise du côté droit, comme s’il sentit tout d’un coup rudement frapper à son estomac, fit semblant de repousser le malaise et se confia sur les méfais du piercing . « Lorsqu’elles n’utilisent pas du matériel stérilisé. Sans parler du risque de contracter le virus du sida si le même matériel est utilisé pour plusieurs personnes.
Pour le docteur en pharmacie albertine Wilson, ces piercings à la longue peuvent créer des problèmes dans le vécu au quotidien des concernées. « Imaginez que je me perce le nez et que je tombe enrhumé, dans une situation pareil le nez étant tout temps humide cela peut agir sur la plaie faite à l’endroit qui a été inséminé pour placé le bijou, et la douleur sera toujours au rendez-vous. La victime étant dans une situation mal à l’aise pourra pas vaquer librement à ses occupations ni à pouvoir resté en toute quiétude avec ces amis. »
L’une d’entre elles entre 15 et 26ans, aidé Tchalim, affirme avoir regretté de s’être percé le menton. « J’étais en première et toutes mes camarades facétieuses qu’elles soient, s’adonnaient à cette parure avec entrain. Un jour la curiosité s’empara de moi comme une torpeur, je me suis laissé percer le menton. Tout au début, c’était une vraie allégresse et tous les hommes qui m’abordaient me désiraient encore plus mais au bout d’un mois, j’ai commencé à avoir mal à cette partie. Cette douleur s’est accentuée et a fait enfler mon menton. Les désagréments à la suite de cette douleur ont été pluriels, c’est un docteur qui a finalement pu m’aider. Depuis lors je garde un mauvais souvenir de cette pratique. » Regrette-t-elle.
Ce que dit des chercheurs américains de l’OMS
Des recherches par des chercheurs américains de l’OMS ont montré que l’allaitement d’un nouveau-né par une femme possédant des piercings aux tétons permettrait de combler efficacement les carences en fer du lait maternel.
Les piercings étant constitués du fer, c’est par le phénomène d’une réaction chimique provoquée par l’oxygène que ces derniers présentent à leur surface des traces d’oxydation qui permettent par réaction chimique au fer de retourner à l’état d’oxyde. Lorsque le nouveau-né vient au sein de sa jeune maman pour s’allaiter, c’est tout naturellement qu’il ingurgite des fragments solides de rouille oxyde de fer du piercing en même temps que le lait maternel.
Et c’est excellent pour sa santé affirment en cœur les chercheurs américains de l’OMS. Le lait maternel étant par nature carencé en métaux, la présence de fragments de rouille permet de combler ce déficit et de participer au développement harmonieux du nouveau-né.
Cependant, les mêmes chercheurs recommandent dans le même temps de vacciner le nouveau-né contre le tétanos sauf si la maman prévoyante se soucie de désinfecter, avant tout allaitement, ses tétons à l’eau de javel, qui comme chacun le sait, est le plus puissant des antiseptiques.
De tout ce qui précède-t-il En ressort que cette pratique doit être revue par les autorités et que chacune de ces femmes pratiquantes doivent se remettre en cause suite à cette parure qui malheureusement fait plus de mal que de bien.
Hector Nammangue

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