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Une étude s’intéresse à la séquestration de carbone organique dans les terres cultivées du Sud du Togo

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AZIANDEKE Komlan Dodji tenant le Manuel

Le Potentiel de séquestration du carbone organique de la terre de barre du sud-Togo suite à un apport de compost de déchets ménagers solides urbains sous culture de maïs (Zea mays L.) à la Station d’Expérimentations Agronomiques  a fait l’objet d’une étude en vue de la rédaction d’un mémoire de Master en Sciences agronomiques   à l’Université de Lomé.

Effectué par AZIANDEKE Komlan Dodji , les résultats de cette étude compilé dans un document de 50 pages a été présenté publiquement  le 7 avril 2021  devant un jury présidé par le Professeur titulaire   KULO Abalo, Directeur de l’École Supérieure d’Agronomie de l’Université de Lomé.

Cette étude a eu pour objectif général  d’évaluer le potentiel de séquestration de carbone organique de la terre de barre amendée aux composts de déchets ménagers solides urbains après deux saisons de culture de maïs. Au terme de cette dernière, il s’est révélé que l’application des différents types de compost a permis d’accroître le stock de carbone dans le sol. Les stocks de carbone obtenus à l’horizon 0 – 20cm.

Une étude propose des solutions durables pour une agriculture résiliente à la variabilité climatique dans la préfecture de Vo

 « Les composts ont été appliqués à des doses de 15 t.ha-1 et 30 t.ha-1. Des échantillons de sol ont été prélevés sur les parcelles d’essai dans les couches 0 – 20 cm et 20 – 30 cm et leur teneur en carbone organique a été déterminée par la méthode de Walkley and Black. », a expliqué le jeune chercheur devant le jury.

La détermination de la densité apparente a porté sur des échantillons intacts prélevés à l’aide d’un cylindre en acier de 160 cm3 de volume.

 Les résultats révèlent que les stocks de carbone varient de 0,266 à 1,285 t.ha-1 dans la couche 0 – 20 cm et de 0,1 à 0,554 t.ha-1 dans la couche 20 – 30 cm.

« L’une des causes de la dégradation des terres de cultures est l’adoption des pratiques inadéquates qui contribuent à la détérioration rapide des sols, à leur appauvrissement en matière organique et à la menace de la durabilité de l’agriculture », ont révélé des études antérieures citées par l’impétrant dans son travail.

Les résultats  de l’étude mettent en évidence  l’application des différents types de compost de déchets ménagers  qui a permis de séquestrer du carbone dans le sol.

 « Les stocks de carbone obtenus à l’horizon 0 – 20 cm sont supérieurs à ceux obtenus à l’horizon 20 – 30 cm. La détermination des stocks de carbone a été faite grâce aux paramètres suivants : la teneur en carbone organique du sol, la profondeur du sol et la densité apparente du sol. », lit-on dans le document.

« Outre le fait d’avoir permis de séquestrer du carbone, l’application des composts a également permis d’améliorer les rendements en grain de maïs. En effet, sur l’ensemble des paramètres étudiés, l’application du compost élaboré à 70% d’ordures ménagères et 30% de déjections animales à la dose de 30 t.ha-1 a donné les meilleurs résultats », a précisé le jeune chercheur.

Cette étude  a été réalisée seulement après deux saisons de culture, a-t-il indiqué avant d’ajouter qu’il était   indispensable de poursuivre cette étude sur une longue période afin de mieux appréhender l’influence des différents types de compost sur le potentiel de stockage en carbone de la terre de barre du Sud-Togo.

L’influence du climat sur les propriétés biologiques est également à prendre en compte afin d’en ressortir son influence sur la capacité de séquestration du carbone des sols.

Malgré l’importance de diverses études réalisées à travers le monde pour identifier les moyens d’accroître le stock de carbone dans les sols agricoles et limiter les émissions de CO2 du sol vers l’atmosphère, très peu d’études se sont intéressées à la séquestration de carbone organique dans les terres cultivées à l’échelle du Togo.

De ses résultats, cette étude propose une solution durable pour évaluer le potentiel de séquestration du carbone organique de la terre de barre du sud-Togo. Il  s’agit essentiellement de l’apport de compost qui va  permettre  au sol de séquestrer le carbone organique et d’accroître sa teneur en matière organique. Toutefois la meilleure pratique agricole  qui permet une séquestration de carbone dans les sols agricoles reste et demeure l’agroforesterie.

Il faut noter que le présent document s’articule autour de deux parties essentielles. La première partie consacrée à la synthèse bibliographique fait un état des lieux du sujet de recherche. La deuxième partie présente l’étude expérimentale comprenant le matériel, les méthodes utilisées et les résultats discutés.

K. M


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