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Togo : Les coopératives agricoles bientôt immatriculées

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Djiwa Oyetounde, Le chargé de programme de la FAO au Togo

Au Togo, les Coopératives agricoles souffrent d’un manque d’intégration et d’organisation. À cela, s’ajoutent une absence d’immatriculation. Des informations qui ont été recueillies, lors d’une mission effectuée dans le cadre du projet UTF/TOG/020/TOG auprès d’une centaine (100) de coopératives pouvant être éligibles comme bénéficiaires du projet PNPER par l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation, et l’agriculture (FAO).

L’Agence onusienne relève que les dites coopératives ne disposent pas de membres formés sur les notions de l’organisation et de gestion coopérative et ceci conformément à l’acte uniforme de l’organisation pour l’harmonisation des droits d’affaires en Afrique (OHADA) relatif aux sociétés coopératives.

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En vue de tout cela ,  la FAO a organisé des séances régionales de formation, d’appui technique et de coaching au profit des responsables des dites coopératives sur l’organisation et la gestion coopérative et sur le processus de création et de formalisation des sociétés coopératives auprès de l’administration compétente.

La dernière étape de ces séries formation débutées dans la préfecture de Vo a été lancée  ce jeudi et ceci pour deux jours à Tsévié (35 km de Lomé ).

Ils sont au total 15 coopératives qui seront formées sur comment créer une coopérative selon les principes de l’OHADA ? Quel est le rôle de chaque membre ? Et comment on anime une coopérative. Et ceci se fera avec un exemple de statut de coopérative qui leur sera présenté.

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Selon Djiwa Oyetounde, le chargé de programme de la FAO, au Togo sans immatriculation, ça sera difficile aux coopératives togolaises de profiter de tout ce que le gouvernement leur propose.

«  Aujourd’hui, on croit avoir 20 000 coopératives alors que seulement 6 000 sont immatriculés au niveau du ministère de l’Agriculture. Ce qui veut dire qu’il y a du travail. Hors, lorsqu’on veut apporter de l’aide on va  directement vers les coopératives. », a-t-il expliqué.

Avant d’ajouter  « Et quand il s’agit d’un projet pour les  coopératives, on veut d’abord s’assurer si les coopératives ont un document qui atteste leurs créations ; où soit on demande à savoir s’ils ont un compte sur lequel on peut leur laisser les ressources financières. Et ce sont tous ces manquements qui les lèsent dans les opportunités que le gouvernement met à leur profit. Ces séries de formation viennent donc à point nommé répondre a ses difficultés pour qu’elles soient des coopératives assez professionnelles et aptes à être sélectionné lors des appels à projets qui seront lancés très bientôt. »

Il faut noter qu’au terme des sessions de formation, 7 ateliers régionaux de formation ont été tenus et 200 responsables des sociétés coopératives identifiées par la FAO dans le cadre de l’appui au  PNPER ont été formés et enfin un plan de déroulement des appuis et coaching des coopératives par région pour l’appui accompagnement et à l’élaboration de leurs statuts a été  élaboré. 

Edem K.


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