D’ici 2050, les 2/3 de la population mondiale vivra en ville selon l’ONU

Si on vous dit qu’en plantant quelques arbres on peut sauver des milliers de vies, vous nous croyez ? La nouvelle étude mondiale de The Nature Conservancy (organisation de protection de l’environnement) démontre l’incroyable pouvoir des arbres urbains et leur impact remarquable sur la qualité de vie des citadins.

Fournir aux administrations municipales les données nécessaires pour démontrer qu’investir dans la plantation d’arbres peut améliorer la santé publique dans leur ville, et identifier les villes où un tel investissement pourrait avoir le plus fort impact sur la vie des habitants. Apprend-on de notre planète.info

En ville, la majeure partie de la pollution atmosphérique est causée par la combustion des carburants fossiles, comme ceux utilisés par les moteurs automobiles (principalement les diesel).

Et face à cette situation, les arbres constituent le moyen sûr.Car selon The Nature Conservancy ,  « un arbre est capable d’éliminer jusqu’à un quart de la pollution par les particules dans un rayon d’une centaine de mètres. Judicieusement planté, il constitue une barrière très efficace pour filtrer l’air vicié et protéger les personnes vivant à proximité́ », explique The Nature Conservancy.

Ainsi, de grands arbres peuvent retenir jusqu’à 5,4 tonnes de CO2 par an et 20 kg de poussière, selon le rapport Asterès réalisé pour le compte de l’Union Nationale des Entreprises du Paysage (Unep)

Lutter contre la pollution atmosphérique

Asthme, cardiopathies, AVC… Tels sont les effets sur notre santé des particules fines et des polluants atmosphériques qui s’accumulent dans nos villes et s’infiltrent dans nos poumons, faisant chaque année plus de trois millions de victimes au niveau mondial.

Il est également possible de cibler les lieux de plantation d’arbres, afin de protéger les zones particulièrement touchées par la pollution -près des autoroutes ou des zones industrielles par

Si ils sont capables d’assainir l’air, les arbres peuvent aussi le rafraîchir localement et diminuer l’effet d’îlot de chaleur urbain. Ce phénomène se traduit par la persistance d’un dôme thermique, créant une sorte de microclimat urbain où les températures sont significativement plus élevées : plus on s’approche du centre de la ville, plus il est dense et haut, et plus le thermomètre grimpe.

D’après l’étude, élaborée en collaboration avec le C40 Cities Climate Leadership Group, il est démontré que les arbres plantés en ville seraient capables d’abaisser la température de 2 à 4 degrés celsius autour d’eux. Un chiffre loin d’être négligeable : nos mesures ont montré que l’îlot de chaleur urbain, par exemple sur le coeur d’agglomération parisienne, augmente la température d’environ 4°C par rapport à la grande couronne. C’est très significatif.

 D’ici 2050, l’ONU prévoit que plus des deux tiers de la population mondiale vivra en ville. Face à cette échéance, il devient urgent d’investir dans des villes durables. A ce titre, la plantation d’arbres constitue une stratégie facilement exploitable.

Les arbres urbains représentent une solution très avantageuse et peu coûteuse pour lutter contre la pollution atmosphérique et la chaleur en ville. En plus de ce double avantage, ils offrent également un cadre de vie agréable aux citadins en multipliant les espaces verts et en fournissant un habitat pour la faune urbaine (oiseaux notamment). Ils permettent également de contrôler le niveau des eaux pluviales.

C’est également le point de vue d’un nouveau rapport de l’OMS faisant la synthèse des impacts sanitaire des espaces verts en milieu urbain. Ceux-ci « apportent de nombreux bienfaits à la santé publique, notamment en termes de relaxation psychologique et de réduction du stress, d’augmentation de l’activité physique et de réduction potentielle de l’exposition à la pollution de l’air, au bruit et à la chaleur excessive ».

La rédaction

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