Dans plusieurs communes à Lomé, les dépotoirs sauvages sont devenus de véritables phénomènes. Le comble, est qu’il y en a qui poussent ex-nihilo et à des endroits bien insolites.
Nous sommes au quartier Vakpossito dans la commune d’Agoè-Nyivé 3, plus précisément à Nanégbé non loin de la rue qui mène au carrefour Bonheur. Au beau milieu de la route, un énorme tas de déchets ménagers trône sur une bonne dizaine de mètres.
Le mélange dont émane une odeur peu supportable a vite fait d’attirer un concert de mouches avec toutes les conséquences qu’il peut générer sur la santé des populations environnantes. Ne sachant à quels saints se vouer, les habitants sont bien obligés de partager leur environnement avec ce dépotoir.
Très agacée, Kossiwa, une riveraine s’est exclamée « Ce n’est pas normal qu’on mette des déchets comme ça de partout sur une route qu’on pratique et de surcroît presque à un carrefour ! »
A l’heure où nous publions cet article, nous n’avons pu avoir aucune information, ni sur le commanditaire de la création de ce dépotoir, ni sur les raisons qui ont motivé ce choix. Mais, force est de constater que, aussi simple que cela paraisse, c’est ainsi que sont nés de nombreux dépotoirs sauvages devenus quasi-indestructibles dans des quartiers de Lomé.
Face à la menace que représente la situation au quartier Vakpossito, les riverains lancent un appel à la commune d’Agoè-Nyivé 3 ainsi qu’au ministère de l’environnement afin qu’ils interviennent pour mettre fin à cette désagréable situation, qui représente un enjeu de santé publique mis en lumière par l’OMS.
Cet Article a été rédigé avec le soutien de l’Association Togolaise des Journalistes Engagés pour l’Environnement (ATJ2E)


