Togo/Prêts bancaires : les crédits accordés au secteur agricole représentent 4,6% pour l’année 2019

Le constat est fait qu’aujourd’hui, le secteur agricole togolais est sous financé, malgré son importance dans le tissu économique, et les actions initiées par le gouvernement. Les données disponibles dévoilées par le ministère de l’économie et des finances indiquent qu’en 2019, seulement 0,2% du total des crédits bancaires a été accordé à ce secteur. A-t-on appris de l’UNION

Pourtant, il emploie 38% de la population active et contribue à 23% à la richesse totale créée dans le pays.

Le Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA S.A.) viendra heureusement modifier, tant soit peu, les chiffres ces derniers mois.

Le media indique également que  les nouvelles données disponibles montrent qu’en 2019, les crédits accordés au secteur agricole ont représenté 4,6% du total des prêts mis en place par les banques.

«C’est vraiment encourageant. Mais cela demeure très insuffisant par rapport aux besoins de financement du secteur agricole», a déclaré le ministre de l’économie, représenté mercredi  par Badanam Patoki, son secrétaire général, à une rencontre à Lomé avec les directeurs des établissements de crédit sur le financement bancaire du secteur agricole.

Il s’est donc agi mercredi d’identifier les voies et moyens devant permettre aux banques d’accroître de façon substantielle leurs concours au secteur agricole, indiquent le ministère de l’économie et celui de l’Agriculture, de la production animale et halieutique.

En fait, avec  l’ Association professionnelle des banques et établissements financiers du Togo (APBEF), l’activité agricole est perçue comme particulièrement risquée, que ce soit au niveau des prix des produits agricoles (très volatils) ou de la production animale et halieutique.

Les principales difficultés rencontrées

Elles concernent, suivant une présentation de l’APBEF : la méconnaissance du secteur agricole par les banques et certains organismes de financement ; l’accès aux facteurs de production par les agriculteurs ; l’exposition aux aléas climatiques ; l’insécurité dans le domaine foncier ; les difficultés à retracer la chaine de valeur agricole et le manque de collaboration entre tous les acteurs de la chaine de valeur ; le manque d’informations suffisantes pour suivre les agriculteurs, agrégateurs et/ou coopératives ; l’absence ou l’insuffisance des garanties éligibles et des mesures d’accompagnement du secteur public ; les entraves pour le suivi de la production jusqu’à l’acheminement vers les entrepôts afin d’éviter les détournements ; les difficultés pour la mise en œuvre du mécanisme de tierce-détention ; la non maîtrise des secteurs et du cycle de production agricole ; la production tardive des demandes par les acteurs qui ne prennent pas en compte les délais de traitement des dossiers par les banques (circuit d’approbation de dossiers) ; les problèmes de recouvrements des impayés (non-respect des contrats par certains producteurs) ; l’absence de professionnalisation et d’organisation des filières agricoles.

Ces difficultés, notent les établissements de crédit, sont amplifiées par la recherche de techniques appropriées de maitrise des risques agricoles.

Avec l’Union

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