Accueil Actualité Togo : Le Cimentier SCANTOGO associe l’approche biomasse à sa politique...

Togo : Le Cimentier SCANTOGO associe l’approche biomasse à sa politique RSE

41
0

En matière de respect et d’engagement dans sa politique de responsabilité sociétale (RSE), SCANTOGO, filiale du Groupe HeidelbergCement Togo, ne ménage aucun effort. Des initiatives en ce sens qui mettent les populations locales et l’environnement au premier plan, elle en mène plusieurs.

L’une de ses nouvelles approches qui consiste en la culture de l’ “elephant grass“, fait d’ailleurs déjà ses preuves. En effet, l'”elephant grass”, (encore connu sous le nom de fausse canne-à-sucre ou canne fourragère) est une herbe qui, sur le plan climatique, s’adapte à des milieux variés. Elle est même utilisée comme combustible alternatif dans les fours de l’usine du groupe cimentier à  Tabligbo.

Après une phase d’expérimentation de cette culture sur un site de 3 ha, SCANTOGO passe aujourd’hui à une production de 10 ha. L’objectif étant d’atteindre  8000 ha plantés en “elephant grass“, dans un proche avenir. L’information a été donnée par l’agronome zootechnicien, Professeur Kokou Tona, sollicité par le cimentier pour son expertise dans les plantes fourragères.

Interrogé par  Vert-Togo, le scientifique indique que la production du ciment a besoin d’énergie, et l’ “elephant grass” est la meilleure solution à adopter pour réduire le maximum de C02 dégagé dans la fabrication du ciment. « l’ “elephant grass”  donne de l’énergie pour la production du ciment. Mais en plus de cela, ces plantes ont la capacité de capter les émissions des gaz à effet de serre (GES). Elles captent le CO2 de la production du ciment et le tournent en énergie verte. Cette plante peut également absorber la poussière émise par l’industrie. Une manière d’éviter aux habitants dans ces zones d’avaler de la poussière du ciment produit », a-t-il expliqué.

Et d’ajouter, « c’est une bonne approche afin de réduire les GES qui accentuent les changements climatiques. Au début, nous avons commencé avec des espèces locales. Ils ont essayé avec leur machine et le résultat était assez positif. Maintenant, ce que nous avons mis en place sera utilisé comme pépinière pour s’agrandir. Cela fait pratiquement 10 ha d’ “elephant grass”  autour de Scan Togo. Ces parcelles étant la propriété de certains paysans. Nous avons décidé de faire une culture associée avec ces paysans. Ainsi, les populations environnantes, en plus de cultiver leurs produits vivriers, cultivent également la plante qui fait de la biomasse dans leurs champs. »

Cette culture, selon l’agronome zootechnicien, est pérenne. « Ce qui est bien avec cette herbe, c’est qu’elle combat les ravageurs. C’est-à-dire que quand elle est plantée au milieu d’une culture de maïs par exemple au lieu que les insectes ravagent les céréales, elles préfèrent laisser les cultures pour les herbes d’ “ elephant grass“. Elle fertilise le sol. Elle peut même constituer une filière agricole très rentable. », conseille-t-il.

Il faut noter que SCANTOGO, sous le leadership de son Directeur Général, Éric Goulignac, a déjà injecté près de 20 millions FCFA dans ce projet pilote de culture de la biomasse. Un investissement qui montre l’engagement de la société dans la préservation de l’environnement.

Edem Kolani


LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here