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Togo / Kouma Konda : le reboisement compense les émissions de CO2 avec les pépinières de Gérard Dogo

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Gerard DOGO, DG ONG GRAINE DE VIE TOGO

À Kouma Konda, une localité située à 12 km de Kpalimé, Gérard Dogo, un jeune togolais compte offrir gratuitement des arbres fruitiers en juin prochain à ses concitoyens. Une occasion d’ajouter de nouvelles essences végétales aux divers jardins et plantations des agriculteurs togolais.

Représentant l’ONG Graine de Vie au Togo, une ONG belge qui lui a permis de bénéficier d’une formation au Madagascar en avril dernier sur l’importance du reboisement dans la réduction des effets pervers des changements climatiques, le jeune dans la trentaine compte au travers de 300 000 arbres fruitiers compenser l’émission annuelle de CO2 au Togo.

« Pour le moment, j’ai au total 24 pépinières dont cinq (5) dans la région centrale notamment à sotouboua jusqu’à Sokodé, mais j’aimerais l’étendre jusqu’ à Cinkassé. Cette année, je veux faire une pépinière de 30 sites de pépinières  de 10 000 donc à la fin, j’aurai 300 000 arbres a reboisé au temps favorable d’ici juin 2020. » , défend t-il.

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Avant d’expliquer le geste écologique «  les plantes que nous entretenons sont destinées au reboisement et sont distribuées gratuitement pour le bien des villageois. Si quelqu’un veut de l’oranger, du cacaoyer, il peut le prendre gratuitement. Notre but est de diminuer le réchauffement climatique dans le monde. Et l’ONG Graine de Vie qui finance cette initiative de pépinières le fait au travers de diverses entreprises en Belgique qui veulent compenser les émissions de CO2 au Togo. »

En d’autres termes, c’est un respect de la biodiversité, mais aussi de l’environnement en général qui est ainsi observé.

Pour grandir les arbres absorbent le dioxyde de carbone rejeté dans l’air. En moyenne, un arbre nouvellement planté stocke entre 10 et 50 kilos de CO2 par an. Un excédent de pollution dont ils peuvent s’enrichir durant 80 ans. Une donnée assez prise au sérieux par le gouvernement selon le jeune togolais. Afin d’assurer un bon entretien des plantes distribuées, le jeune togolais affirme qu’il existe un mécanisme de suivi.

Pourquoi replanter des arbres fruitiers ?

Vue partielle d’une pépinière de Cacao à Kouma Konda

Les sols riches et le climat légèrement plus frais que dans le reste du Togo, font du canton KoumaKonda à Kpalimé un endroit propice à la culture d’espèces fruitières tropicales comme l’illustre la culture du cacao, considéré comme l’un des meilleurs au monde.

Les fruits peuvent servir à l’auto-consommation familiale ainsi qu’à la vente au niveau local, national et international.

La situation géographique de Kouma-konda est intéressante pour la vente des fruits et des différents produits transformés tant au niveau national, avec le site du Château Vial visité par bons nombres de touristes.

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La culture de diverses types  d’arbres fruitiers permet de maintenir une certaine biodiversité, réduit les problèmes de propagation de maladies bactériennes, de champignons présents dans les monocultures, évitant ainsi l’utilisation de produits chimiques.

«  Je forme assez de jeunes qui s’intéressent à cette activité et au bout de cinq ou six jours, ils reproduisent ce qu’ils ont appris. Ici c’est les villageois qui nous disent  les espèces végétales qu’ils veulent qu’on reboise. Étant donné que pour une Afrique qui a faim, il est important de reboiser, mais reboiser avec des arbres fruitiers. Parce qu’un arbre fruitier ne peut pas être coupé facilement pour faire du charbon de bois. », estime M. Gérard Dogo, le Directeur de l’ONG Graine de Vie Togo.

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Pour les agriculteurs, cultiver un grand nombre d’espèces différentes diminue les conséquences d’une chute du cours mondial tel que l’effondrement du prix du café dans les années 90.

Cela pourrait se reproduire dans les prochaines années pour la principale culture de rente actuelle qu’est le cacao.

Les travaux de culture, la taille et la récolte, sont étalés sur toute l’année évitant les périodes d’inactivité et le surplus de travail ponctuel. Certains arbres fruitiers entrent en production seulement 2 ans après la plantation.

Vue partielle du site à Kouma Konda

Beaucoup de fruits poussant dans les mêmes conditions climatiques sont commercialisés dans d’autres pays, mais n’existent pas en Équateur. L’introduction de ces espèces exotiques, couplées à des espèces locales peu exploitées, l’amélioration des techniques de cultures telles que la greffe des plants, la sélection de meilleures variétés ou la taille, rendraient leur culture largement rentable.

Il existe beaucoup de produits dérivés des fruits : les jus, pulpes, glaces, confitures, huiles essentielles, extraits floraux, fruits secs entre autres. Les produits dérivés permettent une valorisation économique des fruits et une diminution des coûts liés au transport et au stockage.

Kofi Meser

 

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