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Togo : A cause du COVID-19, 41% des entreprises consultées ont dû suspendre leurs activités

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Le Covid-19 impacte sérieusement les entreprises togolaises, qui tiraient déjà la langue. Apprend-on de l’Union.

D’après, les résultats  publiés ce 24 avril 2020 avec l’étude réalisée sur les difficultés du moment par le  Conseil national du patronat (CNP) ,  sur un total de 110 entreprises qui ont répondu au questionnaire, 27% sont des sociétés anonymes, 36% des sociétés à responsabilité limitée et 37% des sociétés à responsabilité limitée unipersonnelles.

Le media indique que les  activités sont en baisse drastique ou suspendu momentanément, comme dans l’hôtellerie et c’est dans   le souci d’accompagner au mieux ce secteur privé dans la prise de décisions en vue d’amortir le choc lié à la pandémie du nouveau coronavirus, qu’un  questionnaire a été soumis aux entreprises du secteur privé togolais. L’idée est de faire une analyse approfondie de la situation, sur du concret, et organiser un plaidoyer.

Dans ce même échantillon, il y a 2 entreprises agricoles, 5 du secteur de l’énergie, 8 du secteur des transports et logistiques, 8 du secteur de l’industrie, 8 du BTP, 10 banques et assurances, 18 du secteur des services, 18 du commerce et 33 du secteur de l’hôtellerie.

33% des répondants ont un chiffre d’affaire annuel de plus de 500 millions ; 26% ont un chiffre compris entre 50 et 500 millions ; et 41% ont un chiffre à moins de 50 millions de francs Cfa.

La prévention contre la propagation du Covid-19 leur a engendré des coûts supplémentaires. 18% des entreprises ont dépensé entre 0 et 100.000 francs Cfa pour faire face à la crise ; 35% entre 100.001 et 500.000 francs Cfa ; 9% entre 500.001 et 1.000.000 francs Cfa ; et 38% ont dépensé plus de 1.000.000 francs Cfa.

La situation actuelle renseigne que 41% des entreprises consultées ont dû suspendre leurs activités alors que 59% ont continué de fonctionner en mode dégradé. Au plan des emplois, 3% des entreprises ont été défini obligés de réduire le nombre d’employés, 91% ont mis leurs employés en chômage technique et 6% ont mis leur personnel en congé payé ou au régime de télétravail.

En termes d’impacts du nouveau coronavirus sur le chiffre d’affaires, 1% des entreprises estiment entre 0% et 10% la diminution de leur chiffre d’affaires ; 21% la situent entre 10% et 30% ; 14% des entreprises entre 30% et 50% ; et 64% des entreprises ont vu leur chiffre d’affaires diminuer à plus de 50%.

C’est donc préoccupant. Preuve en est que 1% des entreprises expriment des difficultés de recouvrement de leurs créances, pouvant conduire à des pertes de créances ; 2% ont perdu leurs fonds de commerce ; 4% n’ont pas d’équipements de protection individuelle suffisants pour leur personnel, faute de moyens financiers ou de l’indisponibilité des équipements sur le marché ; 9% des entreprises risquent de faire faillite si la situation ne s’améliore pas à court terme ; 31% s’inquiètent pour la continuité des activités ; 35% rencontrent des difficultés pour honorer leurs engagements ; 18% proposent la prise en charge du problème des engagements par l’État suivant des réaménagements des délais de paiements.

Et dire que toutes ces difficultés se vivent pendant que 20% des entreprises ont des engagements bancaires, 26% ont des engagements fiscaux, 19% ont des engagements envers la caisse nationale de sécurité sociale, 19% ont des engagements envers la compagnie énergie électrique du Togo et 16% ont des engagements envers la société togolaise des eaux.

Du coup, «il serait judicieux que certaines mesures soient prises pour soulager tant soit peu la trésorerie des opérateurs économiques et préserver les emplois», estime le Patronat. Et il cite quelques mesures : différer, pour une période de trois (3) mois, le paiement des impôts, les taxes et les versements assimilés dus à l’État ainsi que des charges sociales, du fait des difficultés de trésorerie des entreprises ; prévoir un échéancier de règlement des dettes de la période de crise rééchelonnées sur une période de six (6) mois ; exonérer les importations des droits et taxes de porte sur les équipements de santé, matériels et les médicaments entrant dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 ; annuler les pénalités de retard dans le cadre de l’exécution de marchés et commande publics avec l’État et ses démembrements durant la période de crise ; poursuivre le paiement de la dette intérieure, en privilégiant les PME/PMI ; mettre en place un fonds de garantie pour faciliter le financement pour la relance des entreprises et particulièrement des PME/ PMI ; mettre en place un cadre de concertation quadripartite Etat / CNP-Togo / BCEAO / APBEF pour convenir des modalités idoines d’octroi des fonds mobilisés par la BCEAO et la possibilité de définition d’un taux préférentiel harmonisé ; adopter une loi de finances rectificative pour réduire certains impôts et taxes (patente, impôt sur les sociétés, impôt minimum forfaitaire, taxe professionnelle unique, etc.).

En face, du côté de l’Office togolais des recettes (OTR), on indique avoir accordé certaines faveurs, pour toute la durée de la crise, comme la réduction de 10% du taux d’imposition sur les activités des entreprises du domaine de l’hôtellerie et de la restauration ; la suspension des contrôles fiscaux ou autres en cours en entreprises et leur limitation aux entreprises non citoyennes ; la suspension de l’application des pénalités de retard pour les impôts arrivant à échéance au cours du 2ème trimestre 2020 et la revue des pénalités au profits des entreprises qui ont subi des contrôles fiscaux ; l’accompagnement au cas par cas des entreprises qui se trouveraient dans l’impossibilité de déposer leurs états financiers dans les délais prévus au 31 mars 2020 pour les entreprises individuelles et au 30 avril 2020 pour les entreprises sociétaires ; l’allègement des actions en recouvrement, plus particulièrement envers les PME/PMI, à travers l’octroi des plans de règlement échelonné à la demande ; la flexibilité dans la gestion des restes à recouvrer des contribuables, en particulier au niveau des PME/ PMI ; l’exonération des droits et taxes à l’importation sur le matériel médical et les produits utilisés exclusivement dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Il faut remarquer que la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), aussi, a initié une enquête sur l’impact de la crise sanitaire liée au coronavirus sur les activités des entreprises, du 27 mars au 17 avril 2020.

Avec l’Union

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