« Nos océans sont en danger. Il y a des mers qui meurent, il y a des mers qui sont polluées par des rejets industriels, par des déchets plastiques et ceci par la cause de l’homme en ce sens que nous sommes devenus nous-mêmes un danger pour la mer. De plus en plus, les industries ont leurs rejets directement connectés à la mer. Nous devons prendre conscience que cela constitue un péril. De plus en plus, des pays ont leurs rejets d’eau polluée sans traitement directement dans la mer ; c’est un péril », tels sont les propos du ministre conseiller du président de la République pour la mer, Stanislas Baba lors de la journée de réflexion et d’échanges, initiée par le Haut Conseil pour la Mer (HCM) réunissant tous les acteurs maritimes sous juridiction togolaise, publics et privés la semaine dernière.
Se préoccupant de cette situation, le Conseiller du président de la République Togolaise a étalé toute sa grande préoccupation sur le devenir des océans si rien n’est fait pour les sauver, évoquant les comportements humains, bien évitables, qui constituent des dangers pour les océans.
« La santé de l’océan est en déclin, en péril. Le constat actuel est que les pressions sur les écosystèmes côtiers et marins ne cessent d’augmenter. Les littoraux sont de plus en plus peuplés, engendrant une pression insoutenable sur les ressources côtières. L’idée générale est de promouvoir l’économie bleue, tirer de la mer ses ressources, tout en tâchant de garder la mer intacte et de ne pas la souiller. Pour y arriver, il faut limiter les rejets industriels dans la mer et dans les océans. » , explique t-il.
Pour Noël Bataka, le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et des ressources halieutiques, qui représentait son collègue de l’Environnement, du développement durable et de la protection de la nature.
« La santé de l’océan est en déclin, en péril. Le constat actuel est que les pressions sur les écosystèmes côtiers et marins ne cessent d’augmenter. Les littoraux sont de plus en plus peuplés, engendrant une pression insoutenable sur les ressources côtières. Et cette tendance devrait se poursuivre au regard des prévisions de la croissance démographique mondiale », renchérit-il.
Le Conseiller du président de la République pour la mer, Stanislas Baba a rappelé que ces milliers de tonnes de déchets plastiques, régulièrement déversés dans la mer, souillent la faune et la flore aquatique.
Et de lancer à ses interlocuteurs, en signe d’exhortation : « Aujourd’hui, et tous les jours, faisons notre part pour protéger les océans pour les générations futures (…) pour que nos mers et nos océans nous apportent toutes les richesses qu’elles regorgent, il nous faut les protéger ».
Pour information, le thème de l’édition 2019 de la journée des mers et des océans célébrée ce 25 juillet 2019 est « La protection de la biodiversité marine au-delà de la juridiction nationale ainsi que de l’économie bleue ». Le lendemain, pour montrer la volonté de l’État, dit-on, l’Organisme national de l’action de l’État en mer (ONAEM) et son personnel, appuyés par des organisations de protection de l’environnement, ont joué la prolongation de la journée du 25 juillet par «le nettoyage pour éviter que les déchets plastiques qui trainent sur la plage de Lomé se retrouvent aussi dans la mer».
Comme signe extérieur de sa détermination, le gouvernement togolais a procédé à la création, en avril 2014, de l’Organisme National chargé de l’action de l’État en Mer (ONAEM) pour accorder une attention particulière à la sécurité et la sûreté de ses eaux. Cet office comporte trois organes dont le haut conseil pour la mer, les services du conseiller pour la mer et la préfecture maritime.
L’ONAEM a pour mission de renforcer l’action des administrations publiques et de coordonner les efforts intersectoriels dans le but de préserver les intérêts maritimes togolais notamment la sécurité maritime et le sauvetage en mer ; la sûreté maritime et portuaire ; la lutte contre la piraterie et les trafics illicites, notamment des stupéfiants ; la lutte contre les rejets illicites en mer ; la protection du milieu marin ; la lutte contre l’immigration illégale et la traite par voie maritime ; et la surveillance et le contrôle de l’exploitation des ressources halieutiques.


