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Niger : 150 jeunes africains s’approprient les mesures de lutte contre les effets néfastes du changement climatique

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Vue partielle des participants à Niamey

Le changement climatique est l’un des plus grands défis auxquels l’Afrique soit confrontée aujourd’hui, en particulier le Sahel. Pendant deux jours, les 7 et 8 juillet derniers, 150 jeunes dirigeants d’Afrique subsaharienne et du Niger lui-même se sont réunis lors du Sommet de l’Union africaine à Niamey et se sont engagés à prendre toutes les mesures nécessaires pour lutter contre les effets néfastes du changement climatique initialement au Sahel et ensuite en  Afrique.

Organisé par le Réseau de la Renaissance africaine et de la diaspora (ARDN) conjointement avec le Ministère de l’environnement du Niger, et l’appui technique et financier du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), du Fonds de la paix universelle, Fédération internationale (UPF), l’événement a rassemblé des jeunes qui sont membres du Réseau des jeunes leaders des Nations Unies pour les objectifs de développement durable (ROJALNU-ODD).

Ce  Sommet des jeunes leaders africains sur le changement climatique a offert une plate-forme de dialogue sur des questions thématiques au centre du débat mondial sur le climat.

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Il a également créé des opportunités pour la préparation et le financement d’un projet sur la mise en œuvre de l’initiative “Une Afrique plus verte, la jeunesse et le changement climatique”, axée sur le reverdissement du Sahel, l’emploi des jeunes, la lutte contre la migration écologique, le rôle accru des communautés locales autorités et le secteur privé.

La réunion de Niamey a été officiellement ouverte par le ministre de l’environnement, de l’assainissement urbain et du développement durable, Almoustapha Garba. Outre les 150 jeunes mentionnés ci-dessus, les participants comprenaient les membres du conseil d’administration d’ARDN, l’ambassadeur des États-Unis, M. Eric Whitaker, des représentants du PNUD et d’autres agences des Nations Unies, des organisations de la société civile, du secteur privé et du monde universitaire.

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Selon M. Garba, répondre aux défis du changement climatique nécessite une forte implication de la jeunesse africaine ainsi que de la coopération internationale et régionale.

”  Les  effets les plus visibles du changement climatique et de la variabilité sur notre environnement biophysique et social sont, entre autres, les sécheresses, la dégradation de nos ressources naturelles, l’accentuation du phénomène de la migration, le terrorisme. Juger des effets de ces changements nécessite donc un engagement total des pays à financer des mesures d’adaptation visant à réduire les émissions de polluants “, a déclaré M. Garba.

En réponse aux attentes des participants, M. Djibril Diallo, Président et Directeur General d’ARDN, a salué la forte présence de jeunes, l’implication du ministère de l’Environnement et d’autres collaborateurs pour le succès de la réunion de Niamey. Dans cette perspective, il a également rencontré chaque représentant de ROJALNU pour mieux les accompagner une fois dans leurs pays respectifs.

“L’une de nos actions prioritaires à  l’ARDN est de mobiliser le leadership et l’enthousiasme des jeunes en tant que point de départ pour populariser les objectifs de développement durable en Afrique et dans sa diaspora. Le 33e Sommet des chefs d’État de l’Union africaine a été une excellente occasion de diffuser notre message et  de donner la possibilité aux jeunes qui représentent l’avenir de l’Afrique “, a déclaré le Dr Diallo.

Le secrétaire général du ROJALNU, Alioune Gueye, a remercié le ministre de l’Environnement, ARDN et le comité organisateur d’avoir facilite la forte implication des  jeunes  à l’événement.

Au cours des séances de travail, les jeunes ont échangé et partagé de bonnes pratiques autour de trois thèmes mettant en évidence le rôle des jeunes, des femmes, des maires et des communautés locales, d’initiative privée dans la lutte contre le changement climatique.

“Nous sommes très heureux de participer à cette réunion et de pouvoir échanger avec nos pairs  afin de prendre ensemble des mesures concrètes dans la lutte contre le changement climatique en Afrique. En tant que membres de la famille humaine, nous nous engageons à tenir dûment compte des actions que nous avons entreprises. Prendre au quotidien pour minimiser, prévenir et combattre le changement climatique et ses effets négatifs, a ajouté Alioune Gueye.

La réunion de Niamey s’est terminée par l’adoption de la déclaration de Niamey, qui contient des éléments livrables sur lesquels les jeunes peuvent travailler à leur retour dans leur pays d’origine. Il sera également présenté à l’événement annuel du réseau de la Renaissance africaine et de la diaspora le 25 septembre à New York.

La rédaction

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