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Affaire Amazonie : selon le président brésilien Bolsonaro, des ONG auraient provoqué les incendies

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Vue partielle de la Foret du monde dévastée par les incendies

L’Amazonie, la plus grande forêt tropicale du monde considérée comme le poumon de la planète, est en train de brûler, se plaçant ainsi au centre des préoccupations de l’opinion publique internationale. L’information qui fait assez de bruit sur les réseaux sociaux et au cœur des débats des activistes du climat en Afrique a été relayé également par nos confrères du portail mapecology.ma

Selon eux, depuis le début de l’année, le nombre d’incendies en Amazonie a augmenté de 83% par rapport à la même période en 2018, selon les informations communiquées par l’Institut national de recherche spatiale du Brésil.

Plus de la moitié des 72.843 foyers d’incendies recensés 2019 au Brésil se sont produits en Amazonie, selon les données de l’Institut, qui est responsable depuis 2013 de la surveillance de la dégradation de la forêt tropicale.

La situation dans la plus vaste forêt tropicale de la planète était très difficile à évaluer, mais l’Institut national de recherche spatiale a fait état de près de 2.500 nouveaux départs de feu en l’espace de seulement 48 heures dans l’ensemble du Brésil.

Pour sa part, le Président brésilien, Jair Bolsonaro, a mis en doute ces données et a estimé que les incendies se situent dans « les paramètres normaux pour les mois de juillet et août », où la jungle, caractérisée par son humidité, traverse sa période de plus grande sécheresse.

Le président Bolsonaro a évoqué, dans des déclarations à la presse, une « campagne anti-Brésil » qui selon lui, serait orchestrée par des organisations non gouvernementales (ONG) actives dans la défense de l’environnement.

Selon M. Bolsonaro, des ONG pourraient avoir provoqué les incendies afin d’ »attirer l’attention » sur la suspension par Brasilia des subventions à la préservation du « poumon de la planète ».

D’autre part, des ONG œuvrant dans le domaine de la protection de l’environnement et l’opposition estiment que les incendies sont  la conséquences des politiques de développement de l’élevage et d’exploitation minière intense menées par le gouvernement du géant sud-américain.

Les données fournies par Avaaz, une organisation qui promeut le militantisme citoyen sur des questions telles que le changement climatique et qui a présenté, la veille, au Congrès brésilien une pétition avec un million de signatures pour exiger que l’État brésilien prenne des mesures pour lutter contre la vague d’incendies en Amazonie, reflètent la relation entre l’ »agro-business » et les incendies.

Devant les législateurs brésiliens, les porte-parole de l’ONG ont averti que « les dix municipalités amazoniennes qui ont signalé le plus d’incendies étaient également celles qui présentaient les taux de déforestation les plus élevés », concluant ainsi que les incendies sont une méthode de déforestation qui est en soi utilisée par les agriculteurs.

L’État du Mato Grosso, où les incendies ont augmenté de manière alarmante, vit du secteur agricole et génère une grande partie des exportations du Brésil en soja, maïs et coton. Les incendies provoqués par les agriculteurs pour défricher les champs ont eu pour conséquence que le Parc Chapada dos Guimarães a perdu 12% de sa végétation, selon un rapport de l’Institut de recherche environnementale de l’Amazonie (IPAM), publié mardi.

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