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Lutte contre les Changements climatiques: Les efforts du Togo défendus au Kenya

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Conduite par Gerry Taama , une délégation parlementaire du nouvel engagement togolais (NET) prenne part du 7 au 9 septembre 2021 à nairobi au kenya, à la conférence internationale sur le climat.

Initiative de la fondation konrad adenauer stiftung (kas), elle vise une implication des parlementaires dans la lutte contre les changements climatiques.

Placée sous le thème : « le rôle des parlements dans la protection internationale du climat », la rencontre qui devrait se tenir en Allemagne, a été décalée sur Nairobi pour les parlementaires africains et en mode virtuelle pour leurs homologues européens.

En effet, les parlements peuvent jouer un rôle important dans l’implémentation des Accords de Paris en associant les efforts nationaux contre le changement climatique à l’ambition mondiale de limiter le réchauffement climatique.

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Les Parlements définissent aussi l’importance de l’adaptation et de l’atténuation du changement climatique sur l’agenda politique et sont responsables de l’allocation des budgets nécessaires à l’engagement national, les Contributions Déterminées au niveau National.

Les parlementaires tiennent leurs gouvernements responsables concernant la mise en œuvre des Accords de Paris, ils définissent les politiques nationales du climat et associent leurs circonscriptions pour promouvoir la prise de conscience et le dialogue sur les impacts du changement climatique.

C’est dans ce contexte que la fondation Konrad-Adenauer organise cet échange pour les parlementaires des pays d’Afrique et d’Europe à Nairobi, Kenya, pour favoriser les échanges et l’apprentissage entre pairs sur les questions précédemment mentionnées ainsi que pour consolider un réseau intercontinental sur le long terme.

La première journée, commencée dans l’après-midi de ce 7 septembre, a été consacrée aux discours officiels, à l’intervention des experts sur les Contributions Déterminées au niveau national, et a des retours d’expérience du point de vue de différents pays, notamment le Ghana, la Namibie et la Sierra Léone.

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S’en est suivi une suite d’interventions où les parlementaires ont tour à tour évoqué leur compréhension de la thématique, ainsi que leurs inquiétudes.

S’exprimant en tant que parlementaire togolais, l’honorable Gerry Komandega TAAMA a d’abord déploré la faible implication des parlements, y compris le sien, dans la compréhension et la détermination des Contributions Déterminées au niveau national.
Le député a aussi présenté les efforts déployés par son pays dans la protection internationale du climat, notamment la lutte contre l’érosion côtière, où le Togo a anticipé de techniques de protection du littoral en attendant la mise en œuvre du projet WACA.

Il a aussi évoqué le vaste chantier de développement de l’énergie solaire dans le pays avec l’installation, il y a quelques mois, de la plus grande centrale solaire de l’Afrique de l’Ouest avec 50 mégawatt de puissance à Blitta.

Deux autres centrales similaires seront installées à Sokodé et à Kara, de puissances respectives de 60 et 80 Megawatt. Mais comme l’a fait remarquer le député, ces initiatives bien qu’encourageantes ne peuvent contribuer à la protection du climat que si elles sont effectuées dans un cadre international. Il faut aussi souligner que les budgets pour les ministères chargés de l’environnement sont souvent faibles, à peine 5% du budget national au Togo.

Le député a poursuivi en relevant un certain nombre de points qui devraient être repris dans le plaidoyer. Parmi les urgences de développement en Afrique, la protection du climat vient en queue de peloton car tout est important : l’emploi, la santé, l’éducation, la sécurité… Il faut par conséquent trouver des mécanismes parallèles pour financer la protection du climat.

De même, il est demandé à l’Afrique de contribuer à la réduction des gaz à effet de serre alors que l’Afrique pollue peu (mois de 5% des gaz) et a besoin de l’industrie pour se développer. Il faut trouver un équilibre. Pour finir, l’honorable Gerry Taama trouve que la protection du climat et les investissements inhérents ne seront efficaces que si l’Afrique lutte réellement contre la corruption et l’instabilité politique.

À la fin de toutes les interventions, l’honorable Vincent Ameganvi a été désigné pour présenter le rapport final de cette première journée de travail. Tâche à laquelle il s’est admirablement acquitté, malgré l’étroitesse des délais.

La conférence se poursuit le 8 septembre par des visites sur le terrain. Le 9 septembre sera exclusivement consacré à la finance du climat et aux discours de clôture.

Andrea Magnon


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