Togo/ énergie : Les coûts d’électricité de la CEET, les plus élevés dans la sous-région africaine

Les coûts d’électricité de la  Compagnie d’Énergie d’Électricité du Togo  (CEET) restent parmi les plus élevés dans la sous-région africaine. Apprend-on  de Dodji AGBEZO, Ingénieur -Expert en Energies Renouvelables et Efficacité Énergétique lors d’une rencontre entre décideurs et acteurs sur les énergies à Lomé.

À en croire, l’ingénieur, les prix des équipements d’Énergie Renouvelable ne sont basés sur aucune base réglementaire, un sauve-qui-peut. Les coûts d’acquisition des kits solaires ne tiennent pas compte des éventuelles baisses des prix des composants dans le monde, mais personne ne réglemente.

Et pourtant, le Togo ambitionne d’assurer, à sa population, un accès universel à l’électricité avec un taux de 100% d’ici 2030 grâce à l’énergie solaire majoritairement, d’où la promotion d’une combinaison intelligente de l’extension du réseau conventionnel (centrales connectées au réseau) et de technologies hors réseau (mini-grids et kits solaires)

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Pour y arriver, propose-t-il « il faut surtout mettre en place un cadre institutionnel, mais aussi un cadre juridique, réglementaire et incitatif ouverts à tous. »

Avant de conseiller « Il faut restructurer le sous-secteur des Énergies Renouvelables en mettant en place un tarif de vente fixe d’électricité pour tous les acteurs (C’est normal que le tarif varie graduellement d’une région à l’autre). Fixer des tarifs pour l’électrification décentralisée tout comme pour la CEET. Mettre en place des dispositions de contrôle de qualité technique. Les normes IEC et ISO, affichées sur les composants, ne garantissent pas la qualité des produits. »

Pour information, il existe différentes options d’accès à l’électricité et des moyens d’accès à l’électricité qui sont entre autres : l’Appel d’offres et projets sociaux : une option qui consiste à réaliser des ouvrages de services énergétiques (électricité, eau, etc…) au profit d’une communauté ou un groupement ou des ménages sans redevances ou investissements directs des bénéficiaires. Cette stratégie est donc pratiquée par les acteurs institutionnels et publics ainsi que les partenaires techniques au développement et les ONGs, l’abonnement volontaire de ménages : ce type d’abonnement concerne les ménages (urbains, semi-urbains et ruraux) ou tiers qui souscrive à une des options d’accès à l’électricité via la compagnie nationale ou une structure de services.

K.M

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