Réuni samedi dernier à Tsévié autour de plusieurs acteurs de la consommation locale afin de créer un cadre d’action forte en direction de l’État pour que la consommation locale soit véritablement prônée au Togo , Kossi Agbalenyo, le Directeur de l’ONG AGIDE a révélé que l’épineux problème de la consommation bio actuellement au Togo est le rapport prix et qualité.
Se confiant à nos confrères du portail numérique agridigitale. net, le scientifique chevronné a indiqué que c’est surtout le prix des produits locaux qui constitue le problème majeure .
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« De toute évidence, si un produit local est cher par rapport à un produit importé, le consommateur va préférer ce qui est importé. Donc aujourd’hui, le défi, c’est de trouver des mécanismes pour que les produits locaux soient à un prix très abordable pour tous. » , des propos du Directeur de l’ONG AGIDE rapportés par nos confrères d’ agridigitale
Selon lui , pour le pauvre, le produit local coûte plus cher que les produits importés. Cela est dû au fait que les pratiques agricoles sont peu rentables si bien que le produit en fin de chaîne devient cher. Quant au riche, il a les moyens pour acheter les produits, mais il dira que les produits sont mal présentés.
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Face à cette situation des plus complexe, il conseille « Si nous arrivons à avoir l’emballage de qualité, nous pourrons servir les riches et si nos prix sont concurrentiels, nous pouvons servir les pauvres aussi.«
Par ailleurs, la réunion au siège de l’ONG AGIDE s’est donnée pour objectif de mettre en place des comités régionaux qui auront pour rôle de faire une meilleure sensibilisation de la population sur la consommation locale. De fait, cela viendra de palier aux coûts de certification qui sont très chers.
L’autre mission de cette commission sera de chercher les structures de certification. Et enfin il sera question de faire le plaidoyer auprès du gouvernement pour qu’il y ait des subventions sur l’emballage, le coût de production afin que le produit puisse chuter pour les consommateurs.
Il s’avère indispensable d’éclairer l’opinion sur la nécessité de produire et de consommer local et d’attirer l’attention des gouvernants sur la nécessité de garantir le droit à l’alimentation, de respecter ce droit, de la protéger et de lui donner effet.
La mobilisation des fonds doit se poursuivre pour accompagner les producteurs dans le développement de la production locale.


