Les Réfrigérants nuisibles pour la Couche d’Ozone ne rentreront plus au Togo

Le bureau national Ozone a renforcé, le 10 décembre dernier  à Lomé, les capacités des douaniers et les forestiers au poste de contrôle, sur le processus d’identification et de contrôle des substances ciblées par le Protocole de Montréal et la réglementation en vigueur au Togo.  Histoire de les familiariser encore à ces substances appauvrissant la couche d’ozone. Lit-on dans l’Union

Le Protocole de Montréal est un accord multilatéral international sur l’environnement qui fait suite à la convention de Vienne sur la protection de la couche d’ozone adoptée le 22 mars 1985. Il a pour objectif de réduire et, à terme, d’éliminer complètement les substances qui réduisent la couche d’ozone.

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Il a été signé le 16 septembre 1987 dans la ville de Montréal, au Québec, et est entré en vigueur le 1er janvier 1989. Son dernier amendement – celui de Kigali au Rwanda – est effectif le 1er janvier 2019 et vise une réduction à court terme et une élimination à l’horizon 2047 des hydrofluorocarbones (HFC), qui sont utilisées comme solutions de remplacement des substances qui appauvrissent la couche d’ozone, mais qui sont de puissants gaz à effet de serre dotés d’un considérable potentiel de réchauffement global (PRG).

Les hydrochlorofluorocarbones (HCFC) sont des substances utilisées dans l’entretien des réfrigérateurs, de la congélation et de la climatisation. Mais, compte tenu de leurs effets néfastes sur la couche d’ozone, ils ont été interdits et remplacés par les hydrofluorocarbones. Ces derniers se sont révélés sans effets sur la couche d’ozone.

Toutefois, ils sont de puissants gaz à effet de serre nocifs pour l’environnement et, par conséquent, ciblés en 2016 par la réunion des parties pour l’amendement de Kigali au Protocole de Montréal. Aujourd’hui, en tant que pays ayant signé ce Protocole, le Togo veut oeuvrer davantage pour la protection de l’environnement en optant pour un contrôle systématique de ces gaz au niveau des frontières.

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D’où l’atelier de renforcement des capacités. Selon le coordonnateur du bureau national Ozone, Djossou Vidémé, l’administration douanière et les forestiers ont besoin d’être outillés pour leur permettre de mieux cerner les enjeux de la destruction de la couche d’ozone et de maitriser davantage les outils d’identification des nouveaux réfrigérants, pour un meilleur résultat dans le contrôle de l’application de la réglementation nationale en vigueur.

«Ces nouveaux produits n’ont pas les mêmes propriétés que les anciens. Ainsi, ils ont des connaissements qui ont de nouveaux chiffres. L’une des applications pratiques est de savoir quel chiffre appartient à un nouveau réfrigérant (…) Nous rentrons dans une nouvelle phase avec de produits qui respectent l’environnement, qui ne détruisent pas la couche d’ozone et ne contribuent pas au réchauffement climatique», a t- il expliqué.

De son côté, le directeur des opérations douanières Golfe au commissaire des douanes et des droits indirects, Médjéssiribi Agoro, croit déjà que ses collaborateurs sont mieux aguerris dans la détection et la lutte contre les réfrigérants prohibés, véritables dangers pour la couche d’Ozone.

Avec l’Union

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