Le blé africain, un bon moyen de résilience contre le changement climatique

Une meilleure sélection variétale du blé cultivé en Afrique peut constituer un moyen de résilience contre le changement climatique. Révèle une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et de l’université du Kwazulu-Natal (Afrique du Sud)

L’étude, dont les résultats ont été rendus publics le mois dernier, souligne qu’à la faveur de cette sélection, les producteurs agricoles du continent pourront au même moment combattre les causes et les conséquences du réchauffement climatique.

« Nos travaux montrent d’importantes disparités entre les variétés. Les meilleures séquestrent jusqu’à 80 % de carbone de plus dans leurs racines et leurs tissus aériens que les autres », indique Vincent Chaplot, pédologue à l’IRD et auteur principal de l’étude.

Un communiqué de presse de l’IRD explique que les plantes captent du carbone atmosphérique qu’elles transforment ensuite en matières organiques végétales par le phénomène de la photosynthèse.

Le document ajoute que cette matière organique va ensuite rejoindre le sol lorsque les racines, les tiges et les feuilles vont mourir et se décomposer.

Selon la même source, les plantes produisent aussi des exsudats racinaires (épanchement de liquide dû à une modification de la perméabilité de la membrane) sont constitués de sucres issus également du CO2 de l’atmosphère et qui sont transférés à la terre où ils alimentent la vie bactérienne et contribuent à stabiliser le carbone dans le sol, après avoir été transformés en matière organique.
« La sélection d’espèces aux tissus riches en carbone pourrait donc permettre d’en stocker davantage, mais aussi de mieux nourrir les sols et ainsi d’améliorer la qualité de la production agricole », conclut le communiqué.

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