Interview : Robin Testot-Ferry : « La démarche ISSA s’inscrit dans la droite ligne de notre RSE et notre volet Environnement. »

S’il y a une particularité chez la filiale du Groupe Vinci, SOGEA SATOM, c’est l’ancrage de ses activités dans la préservation de l’environnement sur chacun de ses chantiers. En ce sens, elle mène dès la conception de ses projets, une démarche rigoureuse pour réduire au maximum l’impact de son activité sur l’environnement.

Transcrite dans sa « charte environnement », la société de BTP se fixe des exigences environnementales et sociales qui se déclinent en initiatives concrètes. Et la mise sur pieds de la Fondation Initiatives Sogea Satom pour l’Afrique (ISSA), participe de cette démarche. Dans un entretien accordé à vert-togo.com, le Directeur de l’agence au Togo de SOGEA SATOM, est revenu en détails sur le bien-fondé de la Fondation ISSA et les perspectives de la société. Interview.

Vert-Togo : Bonjour monsieur le Directeur, pourriez vous vous présentez ainsi que la société SOGEA SATOM ?

Je suis Robin Testot-Ferry, Directeur de l’agence SOGEA SATOM du Togo. Nous sommes une filiale du groupe Vinci créée en 1951, qui réalise des travaux de bâtiment, de forage et de génie civil en Afrique. Nous sommes au Togo depuis 60 ans et notre mission est de concevoir et construire des infrastructures et des équipements pour une Afrique sûre d’elle-même, solidaire, ouverte sur son environnement et unie autour de projets concrets. Nous sommes experts en : conception et réalisation de routes et terrassements, travaux portuaires et aéroports ; génie civil et ouvrages d’art ; construction de bâtiments publics, privés et industriels ; réseaux d’eaux usées et eau potable ; réseaux secs ; stations de traitement d’eau et de pompage, équipements et électricité ; barrages et irrigation.

Vert-Togo : Pourquoi la Fondation ISSA ?

La Fondation ISSA a été créée pour cadrer notre image RSE. C’était beaucoup plus pour savoir ce qu’on voulait réellement faire, impliquer aujourd’hui nos collaborateurs à suivre des projets sociétaux. Des projets allant de 10 000 à 20 000 euros et aider des écoles, des populations autour de nos projets, aider des PME et des ONG qui veulent avancer.

Les initiatives sont faites sur des dossiers durables. Des associations qui dureront dans le temps. Nous investissons dans quelque chose de concret et durable ou une ferme, pour une valorisation du cacao, ou de la spiruline par exemple.

Vert-Togo : Quel est le lien qu’on peut établir entre vos activités et la préservation des écosystèmes ?

La démarche ISSA s’inscrit dans la droite ligne globale de notre RSE et surtout notre volet Environnement. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles ces dernières années, nous mettrons l’accent sur la gestion des déchets. Cette année nous avons fait du mécénat en plantant des palétuviers dans la zone d’Aného. Il y a deux ans de cela nous avons reboisé la plage de Kpémé avec des cocotiers à coté de nos projets comme le wharf avec la SNPT. Nous allons replanter les arbres sur les emprunts de matériaux qu’on a utilisé pour nos projets, pour nos partenaires et nos fournisseurs de matériaux.

Vert-Togo : Qu’est ce qu’on peut retenir des actions RSE de la société SOGEA SATOM ?

Aujourd’hui c’est 23 projets qui ont été réalisés au Togo en 15 ans. C’est insuffisant, vous direz, mais c’est déjà environ 300 millions de FCFA. La démarche ne peut que s’accentuer. Nous allons multiplier nos efforts. En parallèle, depuis 60 ans, SOGEA SATOM a fait du mécénat avec des appuis dans des villages, des appuis dans la replantation d’arbres, dans le réaménagement des zones, l’accompagnement des écoles à proximité de nos ouvrages.

L’année tire à sa fin. Quelles sont vos perspectives pour 2023 ?

Pour 2023, nous pensons faire toujours mieux avec notre démarche RSE. Nous avons accompagné deux projets cette année et nous pensons aller jusqu’à quatre projets l’année prochaine.

Nous allons multiplier nos projets de plantation d’arbres et axer la démarche sur la promotion des communautés locales. Actuellement nous travaillons sur la zone de Kpomé. Sur la plateforme d’Adétikopé, nous essayons de faire profiter au maximum les populations avoisinantes que ce soit par des emplois ou des aides dans les villages et toujours dans un souci de réduire notre empreinte écologique. Qu’il n’y ait aucun déversement de bitume, que la gestion de l’eau soit réduite. Aujourd’hui tout ce qu’on fait doit être écrit contrôlé et nous analysons les risques sécuritaires et environnementaux.

Quel est votre mot de fin, Directeur ?

Nous voulons que notre impact social, économique et écologique devienne notre marque de fabrique. Dans les prochaines années nous allons accélérer et multiplier nos engagements pour que nos clients nous choisissent pour la qualité de nos ouvrages et pour l’impact positif que nous apportons.

Interview réalisé par Hector NAMMANGUE

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