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Grâce au PPAAO-TOGO, les productions de maïs d’Aképé et de Noèpé se portent à merveille

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Vue parrtielle du Technicien de l’ICAT chargé des Techniques dans les deux zones, M.Aladji Kofi Felivi

Les pertes de production dues aux mauvaises herbes affectent la production alimentaire mondiale, mais plus particulièrement celle des pays en voie de développement.

C’est en effet en zone tropicale que l’estimation des pertes est la plus élevée : 25% des productions, contre 5% dans les pays développés. Déjà, en 1967, la première analyse mondiale montrait qu’en Afrique, ces pertes étaient de l’ordre de 10 à 56%.

Dans la région maritime du Togo, des études antérieures ont estimé à 85% les pertes de rendement en maïs-grain pour une culture non entretenue. (Schmid, 1983)

Au Togo, une culture de maïs sarclée à deux reprises présente des pertes de rendement de 15%, tandis que la même culture non sarclée accuse 85% de pertes. Constaté au travers des productions de maïs dans les cantons de Noépé et d’Aképé, le ministère en charge de l’agriculture au travers du PPAAO-TOGO a équipé l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) en introduisant des techniques de contrôle des mauvaises herbes en culture céréalière dans les pratiques agricoles des producteurs de maïs des deux localités.

Un tour dans une des localités, c’est-à-dire à Aképé à une vingtaine  de km de Lomé, nous a permis de savoir que ces techniques depuis quelles ont été introduites en  2014 ont considérablement augmenté les productions céréalières de maïs des agriculteurs de la zone.

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Des résultats positifs

Estimées à 900 kilogrammes à l’hectare, les productions céréalières de maïs des localités d’Aképé et de Noépé avec  l’introduction des techniques de contrôle de mauvaises herbes du  PPAAO-TOGO sont de 2 tonnes voir 2 tonnes 500 avec les itinéraires techniques.

« Les paysans ne maîtrisaient pas tellement la technique de contrôle de mauvaises herbes. Alors que ces techniques se retrouvent dans  deux (2) grands groupes:  le sarclage manuelle et l’usage des herbicides bio sélectifs. Ils ne savaient pas non plus quand on devrait sarcler et donc la traîne dans ses actions interagissaient négativement sur les productions céréalières ainsi que sur les rendements agricoles  sur 1 ha par exemple. », raconte , le Technicien de l’ICAT chargé des Techniques dans les deux zones, M.Aladji Kofi Felivi.

Avant de poursuivre « Au vu de cela, nous avons mis sur pied des Champs -Écoles Agriculteurs (CEA) , une approche participative initiée par le PPAAO-TOGO pour le renforcement des capacités des communautés en vue d’augmenter leur production agricole et leurs moyens d’existence de manière adaptée au contexte local. Il s’agissait donc d’introduire des semences sélectionnées au profit de trois sous-parcelles. L’une laissée sans sarclage, la seconde sarclée, et la troisième qui  a fait usage d’herbicides sélectifs. Ce champ école  suivi, a donné des résultats positifs évalués par les paysans eux même. Ces derniers l’ont répliqué dans leurs champs et ont trouvé que ces techniques étaient nettement avantageuses que celles qu’ils adoptaient.

KOFFI Kodjo possède  des champ de maïs. Avant de recevoir une formation sur le CEA, il ne maîtrisait pas la gestion des mauvaises  herbes et ceci fragilisait son rendement.

Après la formation, M. KOFFI Kodjo a décidé d’appliquer les méthodes apprises sur une section de ses champs. Depuis lors, les progrès réalisés ont été impressionnants. Année après année, il a augmenté la zone cultivée selon les pratiques du  PPAAO-TOGO, passant des kilogrammes d’hectares de maïs à des tonnes d’hectares de maïs. En cinq (5) ans, la diversification s’est substantiellement améliorée.

Les avantages sont faciles à vérifier. Ce paysan a maintenant de meilleurs revenus.

“Avant on allait à huit ( 8)  ,  six ( 6)   sacs  de maïs  mais avec les techniques du PPAAO-TOGO , nous sommes arrivés à 15 sacs de 100 kilogrammes.”, précise t-il.

Pour information, les mauvaises herbes peuvent avoir un effet négatif direct par compétition avec la culture vis-à-vis des éléments nécessaires à la croissance (eau, nutriments, lumière, espace de développement). Cette compétition est d’autant plus importante en début de cycle, qu’aux premiers stades de développement  car les mauvaises herbes absorbent plus vite les nutriments que la culture.

Edem kolani

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