Accueil Actualité Au Sommet sur le climat organisé par les États-Unis, l’ONU appelle les...

Au Sommet sur le climat organisé par les États-Unis, l’ONU appelle les dirigeants du monde entier à agir

76
0

Au Sommet des dirigeants sur le climat organisé par les États-Unis, le chef de l’ONU a appelé, jeudi, les dirigeants du monde entier à agir ensemble pour résoudre la crise climatique.

A l’occasion de la Journée de la Terre (22 avril), le Président américain a organisé un Sommet des dirigeants sur le climat. Joe Biden, qui a annoncé dès le premier de jour de son mandat le retour des États-Unis dans l’Accord de Paris, a invité 40 dirigeants du monde entier pour relever le défi de la crise climatique à « un moment de péril et d’opportunité extraordinaire ».

« Aucune nation ne peut résoudre cette crise à elle seule, et ce sommet est une étape sur la voie d’un avenir sûr, prospère et durable », a déclaré le Président américain à l’ouverture du sommet organisé virtuellement en raison de la pandémie de Covid-19.

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, s’est réjoui de la tenue de ce sommet au cours duquel les dirigeants du monde entier sont invités à « se concentrer sur la menace existentielle du changement climatique ».

Intervenant lors de ce sommet, le chef de l’ONU a salué l’annonce faite par les États-Unis de s’engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 50% à 52% en dessous des niveaux de 2005 d’ici à 2030.

2021-2030 doit être la décennie de la transformation

« Mère Nature n’attend pas », a prévenu M. Guterres. « Nous avons besoin d’une planète verte – mais le monde est en alerte rouge ».

« Nous sommes au bord du gouffre. Nous devons nous assurer que la prochaine étape va dans la bonne direction. Les dirigeants du monde entier doivent agir », a-t-il martelé.

Lors de ce sommet, le chef de l’ONU a détaillé les actions que doivent entreprendre les dirigeants du monde entier pour protéger le climat.

Tout d’abord, la création d’une coalition mondiale engagée envers l’objectif d’émission zéro nette d’ici 2050. Une telle coalition doit rassembler non seulement tous les pays mais aussi « chaque région, chaque ville, chaque entreprise et chaque industrie », a souligné M. Guterres.

Ensuite, faire de la décennie 2021-2030 celle de la transformation. Tous les pays – à commencer par les principaux émetteurs – devraient soumettre de nouvelles contributions déterminées au niveau national plus ambitieuses pour l’atténuation, l’adaptation et le financement, définissant des actions et des politiques pour les 10 prochaines années, alignées sur une trajectoire zéro nette d’ici à 2050.

Concrétiser les engagements pris

 Le Secrétaire général de l’ONU appelle, par ailleurs, à traduire les engagements en faveur du climat en « actions concrètes et immédiates ». A ce jour, seulement 18% à 24% des dépenses consacrées au relèvement de la pandémie de Covid-19 devraient contribuer à atténuer les émissions de gaz à effet de serre, à réduire la pollution atmosphérique ou à renforcer le capital naturel.

« Les milliers de milliards de dollars nécessaires au relèvement post-Covid sont de l’argent que nous empruntons aux générations futures. Nous ne pouvons pas utiliser ces ressources pour verrouiller des politiques qui les accablent d’une montagne de dettes sur une planète brisée », a prévenu M. Guterres.

Pour éviter un tel scénario catastrophique, le Secrétaire général a détaillé plusieurs mesures concrètes à mettre en oeuvre : mettre un prix sur le carbone en le taxant davantage, mettre fin aux subventions aux combustibles fossiles, augmenter les investissements dans les énergies renouvelables et les infrastructures vertes, arrêtez le financement du charbon et la construction de nouvelles centrales au charbon, éliminer progressivement le charbon d’ici à 2030 dans les pays les plus riches et d’ici à 2040 partout ailleurs et assurer une transition juste pour les personnes et les communautés affectées.

Fournir une aide financière et technologique aux pays les plus vulnérables

Enfin, le chef de l’ONU a souligné la nécessité d’une percée en matière de financement et d’adaptation, la jugeant essentielle pour garantir la confiance et une action collective. « Les bailleurs de fonds et les banques de développement multilatérales et nationales doivent passer de 20% à 50% de tous les flux de financement climatique vers la résilience et l’adaptation », a-t-il précisé.

A sept mois de la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP26) à Glasgow, des propositions concrètes doivent être faites pour faciliter l’accès à un financement et à un soutien technologique plus importants pour les pays les plus vulnérables. « Les États développés doivent fournir des financements publics pour le climat, y compris les 100 milliards de dollars promis depuis longtemps pour l’action climatique dans les pays en développement, lors du sommet du G7 en juin », a rappelé M. Guterres.


LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here