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Togo/Promotion de la santé et de l’environnement : Le REMAPSEN outille des journalistes sur les avortements clandestins

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Le  Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN-Togo) a réuni  des  journalistes cette semaine à Lomé  autour du  Forum national sur l’imprégnation des Hommes et des Femmes de médias en Droit de la Santé Sexuelle et de la Reproduction (DSSR).

 Placée  autour du thème « Avortements clandestins : ampleur , causes et approche de solution », cette rencontre organisée en partenariat avec  IPAS  se donne pour objectif de permettre aux professionnels des medias d’appréhender les questions de droits en matière de santé sexuelle et reproductive (DSSR) et les enjeux de l’avortement non sécurisé au Togo en vue de mieux informer les populations et pousser les décideurs togolais à l’action.

En effet, il existe  un protocole ratifié en 2003 par 36 États africains, celui de Maputo dont  l’article 14 relatif aux droits à la santé mentionne qu’il faut « protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste, et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus ».

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Le  Togo, pays francophone de l’Afrique occidentale, et signataire du protocole, dispose d’une loi sur la santé de la reproduction depuis 2007.  Elle autorise, selon les conclusions de l’analyse situationnelle réalisée par IPAS en 2016, le recours à l’avortement afin de protéger la vie et la santé de la femme, lorsque la grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste, et dans le cas d’une malformation grave du fœtus.

Selon le coordonnateur du REMAPSEN-Togo  Thibault Adibodin, il faudrait que les journalistes travaillent à faire comprendre aux populations qu’il ne s’agit pas d’une promotion de la légalisation de l’avortement mais de l’incitation à une prise de conscience.

« Le phénomène est  bien réel et reste tabou dans nos pays en Afrique. Nous voulons à REMAPSEN-Togo engager  les confrères à  se spécialiser sur cette thématique en faisant d’elle  une préoccupation majeure  d’où l’idée de ce  Forum lancé en ce jour. », affirme t-il.

Deux panels avec plusieurs communications ont essentiellement  meublés le forum avec des acteurs étatiques de la société civile identifiés par la section REMAPSEN-Togo.

L’avortement non sécurisé représente un défi de santé mondiale qui entraîne chaque année le décès d’approximativement  de 47000 femmes et entraîne des séquelles graves chez cinq millions d’autres femmes.  C’est la région de l’Afrique de l’Ouest qui est la plus fortement touchée par ce problème. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de 1,8 millions d’avortements non sécurisés sont pratiqués chaque année en Afrique de l’Ouest, avec un taux de décès de 540 pour 100 000 avortements, ce qui représente de loin le taux le plus élevé au monde.

 Pourtant, le continent africain dont les pays d’Afrique francophone, se caractérise par des lois répressives contre l’avortement (avortement totalement interdit ou autorisé seulement pour protéger la vie de la mère). Seuls, quelques pays ont assoupli leur législation.

Le REMAPSEN est présent dans l’ensemble des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre francophone.


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