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Togo : les enfants, toujours victime de trafic sexuel

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des fillettes

Le phénomène de trafic sexuel des enfants au Togo est toujours d’actualité. Dû au fait qu’il soit fait dans la clandestinité et surtout dans des localités frontalières, le RELUTET (le Réseau de Lutte Contre la Traite des Enfants au Togo) a mis sur pied un projet dans la préfecture d’Anié plus précisément à 21 km de la ville d’Atakpamé.

Le projet dénommé « lutte contre le Trafic sexuel des enfants dans la préfecture d’Anié » a pour objectif de partir d’un constat que la particularité commerciale de cette localité, facilite la tâche aux proxénètes qui placent des enfants aux voyageurs en escale dans la ville une affaire malsaine, qui leur rapporte quand même de gros sous. Il faut donc agir et vite pour stopper ce phénomène.

Une rencontre les 17 et 18 août derniers à Lomé a permis aux acteurs étatiques ; des organisations de la société civile de cerner le contour de la problématique et faire des suggestions pour faire des avancées significatives du projet.

« Il y eu une enquête qui nous a révélé que le phénomène se développe beaucoup plus dans cette préfecture, et il concerne les proxénètes qui placent des jeunes filles aux voyageurs à des fins sexuelles. Ces dernières ne gagnent pratiquement rien contrairement à leur bourreau » a affirmé, la coordonnatrice du RELUTET, Félicité KOUBLANOU.

Et de poursuivre « cet atelier nous a permis de trouver une ébauche de plan d’actions qui nous permettra de définir les activités à mener. Ce sera essentiellement des plaidoyers envers les autorités pour qu’elles prennent des mesures pour arrêter le phénomène. Le résultat ultime, c’est donc voir ce phénomène diminuer,  voire disparaître de notre pays »

Il faut noter qu’en 2012, le tableau de bord du Ministère de l’Action Sociale, dénombrait à la police et à la gendarmerie 59 enfants victimes d’exploitation sexuelle dont 51 filles.

edem kolani

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