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Togo/Gestion de l’éclairage public : Voici les solutions proposées par la CGREP

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Le Comité de gestion de la redevance pour l’éclairage public (CGREP) a bouclé vendredi dernier une série de rencontres avec les collectivités territoriales dans les cinq régions économiques du Togo et la commune de Lomé. Nous rapporte le quotidien Togolais ‘’Togo Matin’’

Selon le confrère, la gestion de l’éclairage public étant en difficulté, il urge de trouver des solutions idoines et efficaces pour éviter la catastrophe.

La catastrophe serait de voir les lampadaires solaires tomber tous en panne, de ne pas être réparés et de voir l’obscurité régner dans nos villes la nuit.

Il cite le directeur des Énergie et président du CGREP, Abass Aboulaye, «  l’éclairage public est un gage de sécurité et participe à promouvoir le tourisme. En effet, les étrangers ne sont pas attirés par une ville non éclairée. Encore moins les autochtones, qui la nuit tombée, se barricadent dans leurs maisons. »

Par ailleurs, conscient de cette situation, le gouvernement a entrepris depuis longtemps et intensifie ces dernières années l’électrification des villes, et même des communautés rurales.

À en croire le confrère, la nouvelle stratégie d’électrification du Togo basée sur le solaire intervenue à la faveur de la lutte contre le changement climatique, qui commande de réduire les émissions de gaz à effet de serre par l’usage des sources d’énergies moins polluantes, a été un catalyseur.

Toutefois, « l’éclairage public qui ne s’allume pas est inutile. Il faut donc l’entretenir, faire la maintenance, et même l’étendre », a déclaré monsieur Aboulaye.

En 2017 par exemple, l’État a investi 33 milliards dans l’éclairage public à travers le solaire.

Il revient donc aux responsables des localités que sont les préfets, maires, présidents de Délégations spéciales etc… de veiller à ce que l’éclairage public puisse rester en bon état.

C’est ainsi que pour venir en aide aux collectivités territoriales, l’État a mis en place depuis 2010, la redevance sur l’éclairage public.

Elle est perçue comme suit : 1 F pour les consommateurs domestiques et autres petits consommateurs, 2 F pour les industriels.

Malgré cette mesure salutaire, la situation est à ce jour inquiétant, parce que le CGREP n’arrive pas à percevoir tous les fonds, ce qui complique la tâche sur le terrain. Par exemple, de juillet 2009 à fin décembre 2018, il a été facturé 10 486 402 671 FCFA et 9 357 343 688 FCFA ont été collectés.

Or  pour le préfet d’Agoè-Nyivé, le colonel Awaté Hodabalo qui parlait aussi au nom de son collègue du Golf, les demandes deviennent de plus en plus nombreuses. Mais l’éclairage public a un coût.

Au cours de la mission d’information qui a été organisée dans les chefs-lieux de régions du pays, plusieurs approches de solutions ont été faites.

Pour certains, il faut rationaliser la fourniture de l’énergie, pour d’autres, il faut améliorer la maintenance de l’éclairage public.
Augmenter peut être la contribution des uns et des autres sont aussi l’une des pistes. Un rapport sera soumis aux autorités avec toutes ces propositions, rassure le président du CGREP Abass Aboulaye.


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