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Le commerce illicite des espèces de faune et de flore génère près de 20 milliards de dollars

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des éléphants dans une foret

Le Togo s’est fait doter par le biais du ministère de l’environnement et des ressources forestières  d’un document élaboré sur l’initiative du partenaire « Born Free USA », dans le cadre de son programme sur la biodiversité et le changement climatique en Afrique de l’Ouest.

L’étude de ce document a débuté en fin de semaine par des acteurs impliqués dans la lutte contre la criminalité liée aux espèces de faune et de flore.

Ces derniers se sont planchés sur la problématique et les besoins en matière de mise en œuvre de la convention sur le Commerce International des espèces de faune et de flore Sauvage menacées d’Extinction (CITES).

Trois communications sur la situation d’espèces « de faune et de flore en Afrique de l’Ouest et au Togo », «  les efforts et initiatives de coopération en matière de lutte contre la criminalité liée et les résultats de l’étude sur l’état des lieux », les différents participants ont d’abord pris connaissance de la situation sur la criminalité.

Ils ont en outre compromis la nécessité de la coopération dans la sous-région, en vue du renforcement de la lutte contre cette criminalité.

Tout ceci afin de contribuer au mieux, à l’harmonisation des besoins et l’adoption d’une stratégie d’action commune de lutte contre le trafic illicite de ces espèces.

Par ailleurs, selon le Programme Conjoint de l’Union Internationale pour la Conservation de la nature et le fonds mondial pour la faune sauvage, le commerce illicite des espèces de faune et de flore concerne, chaque année, 500 à 600 millions de poissons tropicaux, 15 millions d’animaux à fourrures, 05 millions d’oiseaux et 02 millions de reptiles.

Ce commerce, qui génère près de 20 milliards de dollars, est à l’origine du massacre de 50 000 éléphants par année et de la mort de 100 gardes forestiers en brousse.

Et pourtant la CITES interdit le commerce de plus de 600 espèces. « C’est pour pallier à ces affres que le ministère de l’environnement a intensifié les contrôles et la mise en place d’un cadre de collaboration entre les institutions intervenant dans le contrôle, la sécurité et la justice. Ceci a permis de mettre la main sur plusieurs trafiquants qui utilisent le territoire togolais comme couloir d’acheminement des dits produits vers d’autres pays. »  a indiqué le Directeur des Ressources Forestières, M.Apla Yawo.

“Le ministère de l’environnement est à pied d’œuvre, avec l’appui du secrétariat du CITES pour doter le Togo d’une loi de mise en œuvre de la CITES d’ici 2019” a précisé Jonas Anthelme Protocole Chargé de la Biodiversité.

Il faut préciser que l’ambassade des  USA s’est porté garant à s’impliquer dans cette démarche dans la lutte contre la criminalité environementale , en général et celle liée aux espèces de faune et de flore en particulier.

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