Malgré l’amélioration de l’accès aux services de base au Togo, le pays reste loin de ce qui est nécessaire pour atteindre les Objectifs de développement durables (ODD).
Les résultats d’une (très) récente enquête situent le seuil national de la pauvreté seulement à 45,5% en 2019. Contre 51,1% en 2015 ; 58,7% en 2011 et 61,5% en 2006.
C’est dans ce contexte que le projet de Filets sociaux et services de base (FSB) a été conçu, pour être exécuté de 2018 à 2021.
Officiellement, le projet proposé vise globalement à répondre à la problématique de la responsabilisation des communautés dans leur développement, à renforcer leur accès aux infrastructures de base et à une couverture sociale minimum.
Objectifs : assurer aux ménages et communautés pauvres un meilleur accès aux infrastructures socioéconomiques de base et aux filets sociaux.
Spécifiquement, il s’agit de : soutenir la réhabilitation et la construction d’infrastructures de base dans les communautés ciblées, ce qui permettra d’accroître l’accès aux services socioéconomiques afférents ; accroître l’accès des enfants des communautés les plus pauvres du Togo à des repas scolaires réguliers, ce qui devrait en retour améliorer la fréquentation et la rétention dans les écoles des zones ciblées ; accroître le revenu et la consommation des ménages ciblés et, de ce fait, leur capacité à faire face aux chocs ; amener les communautés bénéficiaires à assumer la responsabilité de la mise en œuvre de projets de développement est au cœur de l’approche «développement conduit par les communautés» (DCC) ; et contribuer au déploiement de la Stratégie Nationale de Ciblage en vue du développement d’un système de filets sociaux transversal.
De fait, au bilan du troisième trimestre des réalisations des infrastructures socioéconomiques de base du projet Filets sociaux et services de base (Fsb) dans la région de la Kara, le coût de réalisation desdits microprojets de la région de la kara s’élève à plus de 1056 000 000 FCFA.
Le projet de Filets sociaux et services de base (Fsb) est mis en œuvre dans 44 villages de la région de la Kara à travers la composante infrastructure socioéconomique de base.
Ces villages sont retenus par tirage au sort pour leur donner une égalité de chance lors de la sélection des villages bénéficiaires du projet dans les sept préfectures de la région.
Au total 200 villages ont bénéficié de la sous composante Infrastructure socioéconomiques de base financé à hauteur de 5, 040 milliards de francs CFA sur le plan national.
Notons que le démarrage des travaux de réalisation des microprojets a démarré en février 2020. 24 ouvrages dont 8 bâtiments scolaires, 07 forages photovoltaïques, un hangar de marché la réhabilitation d’une unité de soin périphériques (USP) et la construction d’un centre communautaire ont fait objet de réception provisoire.
Les 44 microprojets d’infrastructures sont composés des bâtiments scolaires, forages photovoltaïques, réhabilitations d’USP, de deux retenues d’eau, de deux dalots, d’une pharmacie, deux hangars de marché, de deux centres communautaires.
La réalisation de ces microprojets sont conduites par les communautés bénéficiaires avec l’accompagnement des animateurs communautaires
Il faut noter qu’à partir du deuxième trimestre 2021, les partenaires au projet, entendu le gouvernement, l’Agence nationale d’appui au développement à la base (Anadeb) pour la mise en œuvre, et la Banque mondiale, bras financier, vont prendre en compte la Composante 1 ; et procéder à l’analyse du processus de réalisation des microprojets, pour laquelle un consultant individuel est recherché dès la fin de ce mois ; et examiner la qualité des études, des travaux, de la fourniture des biens et des services, le respect des règles de l’art, et de la conformité des prestations par rapport aux critères décrits dans le manuel des procédures et dans les dossiers d’appel d’offres.
Edem Kolani



