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À Davos, les banques, assurances et fonds de pensions sont coupables de l’urgence climatique

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À l’occasion du Forum économique mondial à Davos, un nouveau rapport de Greenpeace pointe la responsabilité des acteurs financiers dans l’urgence climatique.

Les banques, assurances et fonds de pensions en particulier ceux dont les PDG sont présents à la réunion annuelle du Forum économique mondial (FEM)  sont responsables de l’urgence climatique autant que l’est l’industrie des combustibles fossiles.

Depuis la signature de l’Accord de Paris, nombreux des banques et fonds de pension présents à Davos ont en effet injecté collectivement 1,4 billion de dollars dans les entreprises du secteur des combustibles fossiles. Sont également présentes au rassemblement des puissants de ce monde cinq des assureurs qui figurent parmi les plus grands investisseurs dans les projets à charbon. Ce sont les conclusions du nouveau rapport de Greenpeace International, intitulé «It’s the finance sector, stupid » (C’est le secteur financier, imbécile).

L’analyse de Greenpeace cible les fonds de pension, banques et assurances qui se rendent à Davos sans avoir atteint l’objectif du forum d’“améliorer l’état du monde” d’un point de vue environnemental et économique. Le rapport et le site web qui l’accompagne, www.worldeconomicfailure.com, illustrent également la façon dont lobbyistes et agences de relations publiques sont sollicités par ces acteurs financiers et entreprises fossiles pour procéder à un travail de sape contre l’Accord de Paris.

« Les banques, assurances et fonds de pensions présents ici à Davos sont coupables de l’urgence climatique. Malgré les avertissements environnementaux et économiques, ils entretiennent une nouvelle crise financière mondiale en soutenant l’industrie des combustibles fossiles. Ces personnes d’argent à Davos ne sont que des hypocrites quand ils prétendent vouloir sauver la planète tout en la détruisant au nom du profit à court terme. » estime Jennifer Morgan, directrice exécutive de Greenpeace International.

Xavier Bettel, premier ministre du Luxembourg, sera également présent à Davos. L’occasion pour Greenpeace de rappeler que le Luxembourg, malgré la signature de l’Accord de Paris continue de financer les énergies fossiles, notamment via son Fonds de Compensation. En outre, Greenpeace estime que l’ensemble du portefeuille des actions des fonds d’investissement au Luxembourg, la deuxième place mondiale pour les fonds d’investissements, génère 300 millions de tonnes de CO2 par an – et même davantage.

Selon Martina Holbach, chargée de campagne climat et finance durable chez Greenpeace Luxembourg, « en tant que l’un des principaux marchés financiers mondiaux, le Luxembourg a une responsabilité très particulière dans la définition de la bonne marche à suivre pour la protection du climat et le développement durable. »

D’après Jennifer Morgan, « l’heure n’est plus à la discussion ni au battage médiatique. Les régulateurs doivent faire leur travail avant qu’il ne soit trop tard et les acteurs financiers doivent arrêter de faire comme s’il n’y avait aucun problème. Nous sommes dans une urgence climatique et il n’y aura pas d’argent sur une planète morte. »

Avec Greenpeace

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