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Togo: l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma acueille le solaire

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Le projet de construction d’une centrale solaire photovoltaïque vise à optimiser les besoins énergétiques, réduire les factures d’électricité de l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE) et s’aligner sur les ambitions du Togo en matière de production d’électricité à base des sources d’énergies renouvelables.  Selon   l’avis signé par le directeur général de la Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT), Col. Latta Gnama, Lit-on dans l’UNION

Selon le bihebdomadaire Togolais , à  la fin du délai de validité du dépôt des soumissions, du 19 novembre au 10 décembre 2019, et de la présélection, les cinq meilleurs candidats seront retenus et consultés par appel d’offres restreint pour soumettre leurs offres techniques et financières.

Et ce, pour le préfinancement et la réalisation du projet. En clair, le financement du projet sera assuré par l’entreprise qui exécute les travaux de construction de la centrale et le remboursement sera effectué par la SALT sur les économies réalisées sur les factures d’électricité. Toutefois, l’entreprise peut faire une contre-proposition.

 Cette centrale solaire devra alimenter les différentes installations électriques de la SALT, avec au démarrage un mix énergétique (énergie solaire photovoltaïque, énergie de ville et groupes électrogènes) et, à long terme, la couverture des besoins par le solaire.

 Autrement dit, tendre vers une autonomie énergétique et migrer vers les énergies renouvelables. Le projet comporte donc la mise en place de systèmes complets de production, de transport et de distribution d’énergie solaire photovoltaïque à l’aéroport, en complément des systèmes existants (énergie de ville, groupes électrogènes) ainsi que la formation du personnel de la SALT sur la maintenance et l’exploitation des nouvelles installations.

Des pièces de rechange doivent être aussi disponibles pour les installations. Pour la cause, les soumissionnaires doivent visiter le site du projet, en se renseignant sur les installations existantes, les conditions d’exploitation et d’environnement, la réglementation aéronautique en vigueur en la matière. D’ores et déjà, des études sont réalisées ou en cours de réalisation (de faisabilité, topographiques, géotechniques, d’impact environnemental et social, de sécurité).

 Les installations de la SALT qui seront alimentées par la future centrale solaire photovoltaïque sont : nouvelle aérogare, ancienne aérogare, pavillon présidentiel, direction générale de la SALT, nouvelle zone fret, zone aviation générale, centre médico-social et les différents logements de la SALT.

 Actuellement, elles sont fournies en énergie électrique par les postes de livraison de la CEET. Pour les deux aérogares et la nouvelle zone fret, la tension de 20.000 volts livrée est ensuite abaissée par des transformateurs.

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La direction générale, le centre médico-social et les logements sont alimentés par la CEET grâce à un contrat d’abonnement basse tension. Des groupes électrogènes à démarrage automatique secourent en énergie les différentes installations techniques, de 2.500 kVA, 700 kVA, 165 kVA, 1.000 kVA, 910 kVA, 300 kVA, 550 kVA, 16 kVA et 110 kVA. Les installations des logements de la SALT ne sont pas secourues.

La nouvelle aérogare représente 70% de la charge totale de la SALT, en consommant annuellement 6.846.840 kilowattheures, soit autour de 570.570 kilowattheures par mois. Le fonctionnement de la fourniture d’énergie sera conçu pour permettre une continuité de l’alimentation en énergie électrique des différents besoins techniques quels que soient les défauts qui apparaissent. «Le projet se déroulera sur un aéroport en exploitation et son fonctionnement devra être le moins perturbé possible», précise l’avis.

Et d’ajouter que, pendant la phase des travaux, le prestataire choisi devra organiser son chantier en fonction des installations existantes et en vue de ne jamais les mettre hors service, sauf en cas de nécessité absolue pour la poursuite des travaux et ce, en accord avec la SALT ; travailler en collaboration étroite et permanente avec les services compétents de la SALT et autres partenaires et se soumettre à leurs directives ; proposer des dispositions provisoires à chaque fois qu’une intervention sera effectuée sur les équipements en service ; en cas de coupure accidentelle d’un câble d’alimentation, il devra prendre toutes les dispositions pour rétablir, dans les délais les plus rapides, la liaison interrompue après en avoir immédiatement informé la SALT.

La durée prévisionnelle de réalisation du projet est de 14 mois, de novembre 2019 au 31 décembre 2020. A noter que, dans la foulée, des candidats sont recherchés pour la réalisation des études complémentaires de faisabilité et des études techniques du projet. Ces études vont permettre d’analyser le réseau électrique existant (atouts et limites), maîtriser les charges énergétiques, définir les besoins en énergie de toutes les installations de la SALT, analyser avec minutie les coûts d’exploitation de l’installation et la rentabilité du projet. La durée des études est de 3 mois.

Avec l’Union

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