Il y a une semaine (depuis le 20 décembre), le gouvernement togolais avec l’appui du conseil national scientifique pour la gestion de la riposte face à la crise sanitaire liée à la Covid-19, a pensé à l’instauration d’un couvre-feu pendant les fêtes de fin d’année. Objectif, ralentir, voire endiguer le mal.
Et selon les résultats annoncés par le Professeur Salou Mounérou, Professeur agrégé de bactériologie-virologie et membre du conseil national scientifique, la première semaine du couvre-feu au Togo s’est passé sans heurts et sans flambée de cas. Une nouvelle satisfaisante pour le Professeur qui invite à garder le cap.
Garder le cap
La première semaine s’est passé sans problèmes majeurs, indique le Professeur Mounérou. « Le nombre de cas par semaine est pratiquement le même. Nous savons que les périodes de fête font augmenter le nombre de cas, c’est pour cela que les mesures restrictives ont été proposées, surtout le couvre-feu. Car quand on regarde autour de nous avec ce qui se passe, il y a une deuxième vague qui est annoncée. Et nous ne pouvons pas croiser les bras sans pouvoir agir. Nous avons fait l’effort d’une semaine, il nous reste encore une semaine. », a-t-il relevé.
Avant d’exhorter, « Pour éviter les flambées et les clusters afin qu’en janvier nous puissions entamer la nouvelle année calmement avec de nouveaux espoirs, nos concitoyens doivent garder ce cap. Il y a des espoirs de vaccin, il y a des efforts qui sont faits çà et là. Nous nous devons de vivre avec la maladie alors nous demandons aux citoyens de ne pas relâcher au niveau des mesures barrières. »
Des chiffres encourageants qui interpellent
En effet, le respect des mesures barrières porte bien ses fruits. Et son incidence est visible en dressant une comparaison avec les semaines précédentes. Contrairement aux dernières semaines, les cas de contaminations et de décès sont en baisse. A la date du 26 décembre 2020, on décompte 3555 cas confirmés (depuis le début de la pandémie au Togo), avec 226 cas actifs, 3261 personnes guéries et 68 décès pour 09 cas positifs sur les 756 personnes testées, 36 guéris et zéro décès pour cette journée.
Sur le plan financier, la gestion du Coronavirus a déjà coûté au gouvernement togolais, plus de 107milliards de FCFA, répartis comme suit : 21%, soit 22,8 milliards des dépenses ont servi aux mesures de riposte sanitaire et 30%, soit 32,4milliards ont été dépensés dans le cadre des mesures d’accompagnement au bénéfice des populations, 48% soit 52,2 milliards pour la relance de l’économie. Mais à la date du 15 décembre le Togo a mobilisé seulement 173 milliards sur les 400 milliards prévus dans le cadre du fonds national de riposte.
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Un tableau inquiétant qui demeure une raison de plus pour les populations togolaises de veiller au respect strict des mesures barrières édictées par le gouvernement et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour une reprise du cours normal de la vie et des activités sans courir le risque de devoir faire face à une augmentation incontrôlable des cas de Covid-19, après les fêtes.
Et, c’est la condition sine-qua-non pour continuer par protéger les personnes vulnérables en occurrence les enfants, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les personnes porteuses de maladies chroniques, contre la covid19.
Hector N.



