Accueil Actualité Togo : Agbelouvé et kpomé bientôt alimentés avec de l’énergie à base...

Togo : Agbelouvé et kpomé bientôt alimentés avec de l’énergie à base de cocotiers

2353
0

De l’électricité sera produite grâce à un dispositif alimenté à partir des racines des cocotiers. Un procédé déjà implémenté  qui pourrait s’étendre de la zone d’Agbélouvé à kpomé dans la région maritime du Togo.

La brillante idée vient de Mawussi Adja, jeune togolais dont l’entreprise dénommée Bio Plus coco, est spécialiste de la transformation  des noix de coco  en énergies renouvelables grâce à des batteries biologiques qui utilisent le processus de photosynthèse.

À en croire le jeune entrepreneur, toutes les plantes qui font de la photosynthèse donnent de l’énergie électrique y compris les cocotiers.

« Si on devait prendre en compte toutes les plantes dont on dispose au Togo et que chaque plante donnait juste 1 volt, on aurait une énergie assez verte pour tous. Pour ce faire 55 ha de cocotiers seront plantés dans les zones comme Agbélouvé et à Kpomé pour alimenter des communautés togolaises en énergie électrique. Déjà que sur 1 ha, on a 160 pieds de cocotiers, ceci multiplié par 55 ha. On pourra avoir assez d’énergie qui peut faire une centrale en créant de nouveaux emplois. Et ceci, tout en réduisant l’achat de l’électricité dont la plupart des Togolais ont besoin. », a t-il expliqué à Vert-Togo.

Le projet évalué à plus de 3 milliards de F CFA va permettre de doter les deux zones d’un système électrique installé sur un pied de cocotier à raison de 160 volts par ha.

«  L’énergie qui sera captée par la photosynthèse des cocotiers sera retransmise pour alimenter le circuit. Une fois combiné, on pourra trouver une quantité suffisante en plus des boosters d’énergie sur lesquels on travaille actuellement. », précise t-il.

Un projet auquel le jeune anthropologue de formation croit dur comme fer pour émettre de la lumière avec des cocotiers qui seront plantés au Togo.

Le cocotier, arbre de vie

Le cocotier est un grand palmier qui fructifie tout au long de l’année. Il est cultivé dans toute la zone tropicale humide, en région côtière, mais aussi jusqu’à 1000 mètres d’altitude. Il occupe des espaces où d’autres cultures ne peuvent s’adapter. Sa culture a une importance vitale pour des millions de planteurs, qui l’exploitent de multiples façons : noix de coco fraîche, huile alimentaire, matériau de construction, combustible…

D’après Dr Kossi KPEMOUA de l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), le cocotier est une plante qui aime les endroits humides et sablonneux dont les variétés (nain jaune de Malaisie, le grand ouest africain et les hybrides) entrent en reproduction 5 ans après leur mise en terre et ce   pour plusieurs générations.

LIRE AUSSI: Togo : Bio Plus Coco Food , la Start-Up qui produit de l’électricité à base des Plantes

Les feuilles, ou palmes, sont émises en continu à partir d’un bourgeon terminal unique, le cœur. La couronne foliaire est composée d’une trentaine de palmes vertes. Chaque palme mesure 4 à 7 mètres de long et porte environ 200 folioles de part et d’autre du rachis.

Le tronc, ou stipe, a une croissance continue en hauteur. Plus il a de stries, plus il est âgé. Sa base prend naissance sur un cône renversé, appelé « plateau racinaire », d’où partent 3 000 à 5 000 racines primaires ramifiées qui assurent un ancrage parfait du cocotier contre les vents violents.

Pour cultiver le cocotier, la nature du terrain importe peu. On trouve le cocotier en bordure de mer, sur les sables pauvres, là où il trouve soleil et vent chargé d’embruns salés. On peut même le fertiliser avec du sel, qui a un effet bénéfique sur la taille de l’amande. La germination des noix de coco est facile ; il suffit de poser la noix sur le sol ou mieux de l’enterrer à moitié après avoir entaillé la bourre. Selon la variété, et les conditions de culture, le cocotier commence à fructifier entre 4 et 10 ans.

Au Togo, la  grande zone de production se situe actuellement entre la partie Est de la préfecture des lacs et une partie de la préfecture du Bas-Mono (Séko, Agbanakin, Aklakou).

Edem Kolani

 

 


LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here