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RSE : SCANTOGO valorise les coques de palmiste comme nouveaux combustibles alternatifs

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Vue partielle des coques de palmiste dans l'usine SCANTOGO à Tabligbo

SCANTOGO, la filiale du Groupe HeidelbergCement au Togo procède progressivement à la substitution des combustibles fossiles utilisés dans les fours de l’usine du groupe cimentier à Tabligbo.

À part sa nouvelle approche qui consiste à utiliser l’éléphant  grass, une herbe assez connue sur le plan climatique, elle a également commencé à expérimenter les coques de noix de palmiste. Des déchets agricoles, produits massivement dans la région maritime avec un pourcentage estimé à 81% contre 19% dans les communes du Bénin.

SCANTOGO et l’ONG AGBO-ZEGUE pour un suivi écologique des lamantins d’Afrique

Au Togo, dans les préfectures de  Zio et Yoto, la production annuelle de ces déchets est estimée à 20.000 tonnes avec plus de 91% des coques de noix.  La préfecture de Yoto où est installée l’usine de SCANTOGO étant la deuxième plus grande zone de palmeraies au Togo avec 20.457 ha, au moins 85.856 tonnes de coques et 8.776 tonnes de pulpes y sont produites annuellement.

Les coques de palmiste prêts à alimenter les fours de l’usine

En ciblant ces types de déchets,  SCANTOGO réitère son engagement dans sa politique RSE, notamment celui de trouver des combustibles alternatifs pour les fours de l’usine du groupe à Tabligbo. Ces déchets lui permettent ainsi de substituer d’une façon progressive le charbon de bois.

Togo : SCANTOGO associe l’approche biomasse à sa politique RSE

Selon Essossinam Beguedou, le coordinateur du projet biomasse à SCANTOGO  interrogé par Vert-Togo , ces déchets contribuent à réduire les Gaz à Effet de Serre. Ceci en substituant une partie du charbon importée par les  déchets dans le processus de fabrication du ciment.

“Avec cette énergie nous avons du Co2 qui est réduit .  La matière sur le plan environnemental  est assez adéquate.  Nous avons introduit cette substitution en août 2020.”, a t-il précisé.

L’objectif avec ce projet  selon le Directeur Général de la Fondation HeidelbergCement au Togo, M. Eric Goulignac , c’est de parvenir d’ici deux ans à une substitution jusqu’à 80% voir 85% de l’énergie charbon par le biomasse dans la fabrication du ciment.

La récupération des déchets agricoles des paysans, notamment les coques de noix de palmiste constituent 2,05%  du combustible fossile depuis la fin de l’année 2020, permettant ainsi à la filiale du Groupe cimentier allemand au Togo, la création d’une économie circulaire chez les agriculteurs avec une réduction de 1,32% du coût en énergies fossiles. Ces résultats sont un véritable bond de la société vers la réduction de ses émissions de gaz carbonique et la diminution du réchauffement climatique.

Il faut noter qu’une étude diagnostique portant sur la valorisation de combustibles écologiques en cimenterie issus de la transformation du fruit du palmier a été menée au préalable. Elle a spécifiquement porté sur l’identification des zones de production majeure des différents types de combustibles disponibles, l’évaluation des stocks et de la disponibilité saisonnière de ces combustibles, l’évaluation des coûts d’acquisition de ces combustibles, la proposition d’une stratégie d’acquisition optimale et durable des combustibles par l’entreprise.

Edem K.


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