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Installer le 1er centre de formation horticole en Afrique de l’Ouest au Togo : l’ambition de Gbekui Koffi

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Gbekui Koffi , horticuleur

Secteur d’activité sous-estimé voire marginalisé, le secteur horticole peut pourtant fournir de nombreux emplois et de la croissance économique à travers ses produits et les exportations qu’elle peut générer.

Gbekui Koffi fait partie de ces rares Togolais qui ont compris tout le poids que peut représenter le secteur et c’est corps et âme qu’il s’y adonne afin de lui donner ses lettres de noblesse au Togo, selon ses ambitions, dans la sous-région ouest-africaine.

Cette activité, il la pratique avec son entreprise Ligne Verte Sarl-U, basée à Lomé et à travers laquelle il fournit des services en jardinage, paysagisme, fourniture des fleurs, arbres et plantules.

Ce qui lui a valu une reconnaissance à l’issue du Concours meilleur jeune entrepreneur organisé en 2019 par le FAIEJ. Mais, loin de s’arrêter en si bon chemin, il décide en début d’année 2020 d’étendre ses activités vers l’agriculture et la formation.

Havé, localité située à 5km de Gbatopé dans la préfecture de Zio, c’est dans sa ferme de 5 ha que nous avons rencontré le jeune entrepreneur.

La quarantaine, le regard plein d’entrain, l’entrepreneur originaire d’Aklakou (ville située dans la préfecture des Lacs) est intarissable lorsqu’il s’agit de décortiquer les valeurs et vertus des plantes ou des fleurs. Pour lui, l’horticulture est plus qu’une simple activité génératrice de revenus, c’est un métier qui doit être promu, valorisé et enseigné aux générations futures comme c’est le cas pour l’agriculture, l’aviculture entre autres.

Vue de l’entrepreneur sur son site à Havé /VTG

Selon ses explications à Vert-Togo, c’est un séjour en Chine qui a véritablement ouvert ses yeux sur la portée de ce secteur.

« C’est à mon retour de la foire horticole qui s’est déroulée en Chine à Pékin que j’ai compris l’importance de ce secteur et surtout son ignorance par la jeunesse togolaise. Au Togo, le domaine de l’horticulture ou du jardinage est banalisé et n’est pas du tout valorisé, ce constat m’a amené à la conclusion selon laquelle il faut mettre les bouchées doubles pour la valorisation de ce secteur  », explique-t-il.

Et pour ce faire, quoi de mieux qu’un centre de formation. Une première dans la sous-région ouest-africaine qui sera dédiée à la formation des jeunes sur les techniques culturales des fleurs, aux expérimentations et à la recherche.

Le site du centre de formation /VTG

Un projet auquel il dédie d’ailleurs sa ferme en cours de construction. À travers, ce centre, explique-t-il, « nous voulons l’expérimenter avec les jeunes de l’INFA de Tové, à ceux de sokodé  puis l’étendre à tous ceux qui sont désireux d’embrasser ce secteur qui nourrit également son homme. Ici, ils pourront venir passer le maximum de temps pour des expérimentations  ».

Et d’ajouter, « Je crois fermement que le secteur horticole, de par sa nature même, peut fournir de nombreux emplois, des exportations et la croissance économique au Togo ».

Le secteur horticole booster d’économie

En général, le secteur de l’horticulture est composé de sept (7) activités économiques : l’horticulture maraîchère (ou maraîchage) pour la production des légumes ; l’arboriculture fruitière pour la production de fruits ; l’horticulture ornementale qui comprend la production de diverses plantes ornementales la floriculture pour la production de fleurs ; la pépinière pour la production d’espèces ligneuses, arbres et arbustes d’ornement ou non ; la serriculture  pour la production maraîchère, floricole et de pépinière en serre ; le paysagisme, activité économique liée à création et à l’entretien de jardins ou de grands espaces.

Vue partielle de certains plants

L’horticulture s’est donc développée dans les pays en voie de développement et elle fournit une précieuse contribution à la sécurité alimentaire.

En termes économiques, elle accroît les revenus paysans et favorise l’accès aux ressources alimentaires, alors qu’en termes de nutrition, les fruits et les légumes fournissent les micronutriments nécessaires pour une alimentation saine.

Ainsi, l’horticulture améliore les revenus agricoles et contribue de manière significative à la réduction de la pauvreté en raison d’une forte intensité du facteur travail et une valeur de production élevée par unité de terre par rapport aux autres cultures.

Edem Kolani


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