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Exode citadin : Le Financement participatif comme solution

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De simples discussions dans des groupes  WhatsApp est née l’idée de la mise en place d’une entreprise agricole rurale. Du rêve, cette idée est entrain de devenir une réalité avec la première réunion des potentiels actionnaires de cette entreprise tenue le dimanche 1er décembre 2019 à Lomé pour voir la faisabilité de leur projet et le nombre d’action que chaque membre de ces groupes WhatsApp pourrait acheter.

Si certains sont sur les réseaux sociaux, notamment dans les groupes WhatsApp pour perdre leur temps en racontant des inutilités ou en se livrant au phénomène « mimè tchatcha », d’autres par contre, réfléchissent et pensent qu’à travers ces groupes, ils pourront transformer la pierre en pain, et de l’eau en vin. C’est le cas de certains Togolais, qui à travers des discussions sur les réseaux sociaux, ont eu l’ingénieuse idée de cotiser 10.000FCFA pour acheter un terrain rural et se lancer dans une entreprise agricole rurale.

Le financement participatif pour réaliser le rêve

Entreprendre seul l’aventure de l’entreprise agricole, ils ne sont pas nombreux ces Togolais, qui par peur, à le faire. Conscient de cette réalité, René Téwou, un entrepreneur rural, basé à Notsé, et  Président de l’Association des Ruraux Épanouis du Togo (ARE-Togo) pense qu’un financement participatif reste la meilleure solution pour briser cette peur et avancer ensemble. Pour cette raison, le dimanche 1er décembre, il était à Lomé pour parler des avantages du financement participatif aux membres des groupes WhastApp initiateurs du projet « Entreprise Rurale Solidaire » pour que ces derniers puissent « aisément, d’une façon très simple, se mettre ensemble, autour d’une entreprise qui est en création qui s’appelle Entreprise Rurale Solidaire Haho ». Pour lui, « c’est dans la solidarité qu’on peut faire les choses ».

La participation sociale dans l’entreprise

Selon René Téwou, c’est seulement « 10.000 FCFA la part ». « 10.000 FCFA ce n’est pas beaucoup. Tout le monde peut l’avoir. Les jeunes aussi peuvent l’avoir. Chacun peut acheter autant de part qu’il souhaiterait acheter », a-t-il affirmé. A en croire M. Téwou, le capital social fait « 10. 000.000FCFA, et diviser par 1000, cela fait 1000 parts de 10.000FCFA ». « Nous avons déjà vendu 60% de part. Il ne nous reste que 40% que nous sommes venus vendre aujourd’hui (dimanche 1er décembre : ndlr). Au cours de cette rencontre, nous avons encore vendu 150 parts, donc nous allons poursuivre la sensibilisation sur les panels et avant le 15 décembre, nous comptons avoir les 10.000.000 de FCFA pour qu’en janvier 2020, que cette entreprise naisse », a promis l’entrepreneur rural.

Une entreprise classique

Toujours selon René Téwou, Entreprise Rurale Haho, c’est une entreprise classique qui sera installée à Notsè, dans la préfecture de Haho, dans un village dénommé « Kopéyéyé » dans la Commune de Kpédomé.

Cette entreprise va s’occuper de la production de légumes naturels et authentiques, comme Gboma, Adèmè, Fontètè et autres. Egalement, elle va produire des fruits naturels comme des pastèques, mangues, papayes, oranges et autres qui seront produits de façon saine et bio, sans engrais, sans pesticides pour qu’eux-mêmes qui sont des associés, qu’ils puissent les « consommer d’abord ». « Nous seront nos propres clients. C’est nous qui allons manger, les faire manger à nos proches avant de vouloir les vendre ».

A l’Entreprise Rurale Solidaire Haho, il y aura également de l’élevage, mais de l’élevage biologique, surtout la volaille.

Superficie de terrain à exploiter

D’après M. Téwou, ils vont acheter le terrain, « forcement 10 hectares ». Ils vont faire un forage, embaucher un gérant de ferme et la main d’œuvre sera une main d’œuvre rurale, c’est-à-dire que ce sont les villageois autour du projet qui vont y travailler dans la ferme.

Par ailleurs, il a souligné que le projet ne s’arrête pas à Notsè. Ils ont juste choisi Notsè pour lancer le projet, « parce que c’est là où il y a le siège de l’association, c’est là où, il y a les conditions  favorables, pour impacter les autres villes du Togo ».

A Notsè, ils vont installer quatre (04) Entreprise Rurale Solidaire dans les quatre (04) communes de la préfecture. Mais ces entreprises seront démultipliées dans les autres préfectures du Togo, à travers les associés. « Chaque associé, a droit de pouvoir parler de l’entreprise, de la démarche exode citadin, et drainer du monde autour et nous faire venir pour une sensibilisation. Ainsi, on peut prendre part dans plusieurs structures, dans plusieurs villes du Togo », a rappelé René Téwou.

D’autres projets déjà réalisés à travers des discussions sur WhatsApp 

Toujours à travers des discussions sur les réseaux sociaux, M. Téwou et certains membres de ces différents groupes ont déjà réalisé des projets toujours à Notsè.

« Nous avons des scoops qui ne sont pas encore opérationnels mais toutes ces entreprises seront opérationnelles en 2020. Nous avons une grande Scoops qui s’appelle Agbélikopé où nous avons acquis 50 hectares que nous allons commencer par exploiter à partir de 2020 pour produire du manioc pour lequel, il y a déjà un marché », a rassuré M. Téwou. Ensuite, ils ont la coopérative Kopéyéyé qui a produit 10 hectares de soja biologique qui sera vendu et les dividendes seront distribués aux associés. « Nous avons également des petits projets, tel que le projet Moulin qu’on veut installer toujours dans Kopéyéyé », a-t-il ajouté. Et puis, ils ont un projet dénommé « projet ananas » où, ils ont une culture sur 0,75 hectares d’ananas. « En bref, nous sommes entrain de pénétrer les villages de Notsè, à travers le financement participatif », a confirmé René Téwou.

Avec atlantic info

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