Accueil Actualité Togo : Voici les menaces qui pèsent sur la filière Coton

Togo : Voici les menaces qui pèsent sur la filière Coton

138
0

L’agriculture est extrêmement vulnérable face au changement climatique.  L’augmentation des températures, l’évolution des précipitations et l’accroissement de la prévalence des parasites et des maladies auront pour effet à long terme, de réduire les rendements et d’engendrer de mauvaises récoltes.

Malgré quelques améliorations localisées en fonction des cultures et des régions, l’ensemble des impacts prévus sur le secteur agricole devrait être néfaste et de ce fait, menacer la sécurité alimentaire mondiale. Cette appréciation s’applique largement aux impacts régionaux de la production de coton.

Au Togo, la filière qui ambitionne de porter sa production à 200 000 tonnes de coton graine d’ici 2022 n’échappe pas non plus à la variabilité climatique, à la pauvreté des sols ainsi qu’aux systèmes culturaux qui ne sont plus adaptés aux sols.

Le président de la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton au Togo (FNGPC) Koussouwè KOUROUFEI indique d’ailleurs selon Focus Info que la recherche est à pied d’œuvre pour l’amendement des sols et préconise les nouvelles techniques d’exploitation des sols. Il s’agit notamment des semis sous la couverture végétale, la valorisation des plantes de couverture végétale permettant d’enrichir nos sols, l’utilisation du compost ou d’engrais organique.

« Nous pensons ajouter à tout ce que nous avons évoqué, la mise en place d’une nouvelle variété de semences STAM 190 qui est plus rentable en fibre en remplacement du STAM 129, en plus de l’élaboration ainsi que de la vulgarisation des nouvelles fiches techniques du respect des itinéraires techniques, l’amélioration du système de suivi rapproché aux producteurs. Les acteurs de la filière savent que la mayonnaise n’a pas pris. Ils s’attendent à l’arrivée du troisième partenaire pour relever ces défis. », relève t-il.

Il faut noter que tous les pays de la sous-région de même que le Togo se sont  ralliés aux textes juridiques de l’OHADA depuis 2011, obligeant les entités du secteur agricole à se muter en sociétés coopératives.

Le réseau des producteurs de coton n’étant pas en reste, la majeure partie des groupements de producteurs de coton se sont également mutés en sociétés coopératives simplifiées, de même que les unions et la fédération. Les sociétés coopératives simplifiées disposent des nouveaux textes juridiques dans lesquels il y a les équipes spécialisées qui permettent aujourd’hui à ceux-ci de fonctionner normalement.

Kofi M.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here