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Togo : Green Light propose des sacs d’un nouveau genre, une alternative aux sacs plastiques noirs

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Vue partielle de Laoukpessi Agnim Teferim .

L’impact et les dangers liés à l’utilisation des sacs plastiques non biodégradables sur la biodiversité est un secret de polichinelle.

Selon les statistiques, plus de 200.000 ha du couvert végétal est perdu chaque année à cause des déchets plastiques. Des centaines de millions de déchets plastiques inondent nos villes et villages en achevant leur parcours dans les cours d’eaux et sous la terre.

Depuis 2011, le parlement Togolais a voté une loi interdisant l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables sur toute l’étendue du territoire. Malheureusement, cette loi est restée inappliquée jusqu’à nos jours, soit neuf (9) ans déjà. La production de ces plastiques par des usines installées dans le pays, et leur commercialisation et leur utilisation continue d’ailleurs allègrement.

L’alternative “Green Light”…

La seule alternative est de promouvoir l’utilisation des emballages biodégradables (sacs en tissu/toile ou coton) et sensibiliser les populations tout en encourageant le remplacement des sacs plastiques.

Laoukpessi Agnim Teferim Frederic est un jeune entrepreneur togolais. Afin d’apporter une solution au problème de pollution plastique qui mine le Togo, il s’est lancé dans la création de sacs en tissu faits à base de coton naturel respectant la réglementation togolaise, lavable, durable, réutilisable. Un service qu’il propose à travers son entreprise Green Light.

Vert-Togo  est allé à la rencontre du jeune entrepreneur Togolais qui confie avoir débuté cette activité depuis 2017. Son entreprise sociale à vocation écologique propose dans la mesure du possible des solutions à l’usage des sachets plastiques aux Togolais.

« Nous proposons des sacs dont les matières sont écoresponsables, beaucoup plus respectueux de la nature. Nous utilisons comme matière première, le coton et la laine tissée. Nous proposons des sacs de marché en toile de jute , en lin en coton tissé. Nous proposons également des sacs en PVC beaucoup plus écologiques. », détaille-t-il.

Le sac ecoresponsable

Toujours selon l’éco-entrepreneur, « Nos sacs sont  100% biodégradables, lavables à l’eau courante et supportent le repassage à température moyenne. Nous garantissons leur solidité et leur fiabilité, ils sont  réutilisables à souhait, et ils répondent aux normes écologiques des emballages en vigueur au Togo. »

Le business modèle de Green Light

L’idée en lançant cette structure est d’accompagner le gouvernement togolais dans son combat contre les sacs plastiques non-biodégradables, tout en offrant des solutions de rechange aux populations dans l’usage des sacs plastiques.

«  Aujourd’hui, on peut constater que l’habitude de l’usage des sachets noirs au Togo tend à diminuer. Nous sommes fiers d’avoir contribué à cela étant donné que notre objectif était d’intégrer dans la mentalité des Togolais l’usage des sacs réutilisables. Si l’on voit des microfinances qui utilisent des sacs réutilisables lors de leurs diverses activités, c’est à cause de notre initiative. Et c’est ainsi que ceci a pris une révolution progressive au niveau des femmes.» , se réjouit l’entrepreneur.

D’autres sacs commandés

Aussi, explique-t-il, «Nous  faisons de l’argent par la commande de nos sacs au niveau des entreprises qui les utilisent sous forme de moyens de communication. Nous recrutons des femmes que nous formons et après elles sont employées dans notre société. La particularité chez nous, il faut le préciser, c’est que nous faisons la promotion du genre. C’est ainsi que plusieurs femmes qui étaient dans des situations assez précaires recrutées par Green Light ont aujourd’hui,  une situation plus stable. », explique Laoukpessi Agnim Teferim .

Si la révolution n’a pas encore atteint son apogée, le jeune entrepreneur togolais nourrit des rêves et voit loin. Conquérir le marché local, emmener des Togolais à consommer ses produits et s’exporter à l’international sont quelques-unes de ses ambitions. Mais avant tout, il compte avoir une unité de production de sacs qui respecte les standards internationaux.

Hector NAMMANGUE


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