Les zones humides sont vitales pour la survie de l’humanité. Elles sont parmi les milieux les plus productifs de la planète; berceaux de la diversité biologique, elles fournissent l’eau et la productivité dont des espèces innombrables de plantes et d’animaux dépendent pour leur survie.
Les zones humides sont indispensables pour les avantages infinis ou « services éco systémiques » qu’elles procurent à l’humanité, de l’apport d’eau douce à l’alimentation et aux matériaux de construction en passant par la biodiversité, la maîtrise des crues, la recharge des nappes souterraines et l’atténuation des changements climatiques.
Cependant, les unes après les autres, les études démontrent que, dans la plupart des régions du monde et plus précisément au Togo, les zones humides subissent un déclin continu dans leur superficie et leur qualité. En conséquence, les services éco systémiques qu’elles apportent aux populations sont compromis.
Le constat est dressé par John GAGLO, le Directeur exécutif de l’ONG AGBOZEGUE lors du lancement de la célébration de la journée mondiale des zones humides ce lundi à Aného (Sud-Est du Togo à 50 kilomètres de Lomé) . Une rencontre d’échanges et de réflexions organisée par l’ONG spécialiste de la « Conservation de la Nature » et ses partenaires dont l’Union internationale pour la conservation de la nature (l’UICN) et la mairie des Lacs 1.
Célébrée le 2 février de chaque année par la communauté internationale sous l’égide des Nations Unies, la journée mondiale des zones humides de l’édition 2021 est placée autour du thème « les zones humides et l’eau ».
A Aného cette célébration s’inscrit dans la redynamisation du projet Gestion des Forets de Mangroves du Sénégal au Bénin qui accorde une place de choix aux zones humides qui fournissent pas mal de réponses en matière d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques.
Pour M. John GAGLO , il est impérieux que les communautés togolaises se rendent compte de l’importance des zones humides et c’est ce qui constitue leur mission de veille environnementale.
« Les zones humides permettent de réduire les gaz à effets de serre, de soutenir les ressources halieutiques, l’agriculture durable et de lutter contre les inondations. La résilience des communautés aux changements climatiques passe par la gestion rationnelle des zones humides. Et entant que ONG luttant pour la protection de l’environnement au Togo, nos actions ne doivent pas cesser quand bien même qu’on en fait, c’est le moment de continuer de plus belle à gérer les zones humides qui demeurent aujourd’hui un enjeu mondial. », a-t-il indiqué.
Le point focal, de la convention de Ramsar, le lieutenant-colonel Agbéti kossi a souligné que les zones humides sont des écosystèmes fragiles, qui servent beaucoup à l’homme sur plusieurs plans, alimentaire économique et logistique.
Conscient de ces rôles multiformes, la convention de Ramsar adoptée le 4 juillet 1974, une définition large des zones humides. Celle-ci comprend tous les lacs et rivières, les aquifères souterrains, les marécages et marais, les prairies humides, les tourbières, les oasis, les estuaires, les deltas et les étendues intertidales, les mangroves et autres zones côtières, les récifs coralliens et tous les sites artificiels tels que les bassins de pisciculture, les rizières, les réservoirs et les marais salants.
Parlant du thème, le Colonel a déploré la situation dans laquelle les zones humides urbaines sont. Cette action de l’homme qui n’est pas sans conséquence sur cet écosystème doit nous interpeler et nous amener à changer de comportements.
Le maire de la commune des Lacs1 Me Alexis John Coffi Darwin AQUEREBURU a pour sa part indiqué que le thème retenu cette année est révélateur au regard des menaces de plus en plus croissantes de diverses formes qui pèsent sur ces ressources qui contribuent fondamentalement à la survie des populations notamment celle de la commune des Lacs 1.
Selon le chargé de communication et de plaidoyer PAPBIO M. Bara TOP , la composante 2 du PAPBio - Gestion des forêts de mangroves du Sénégal au Bénin-PAPBio C1-Mangroves vise à parvenir à une protection intégrée de la diversité et des écosystèmes fragiles de la mangrove dans 9 pays d’Afrique de l’Ouest dont le Togo et à une meilleure résilience au changement climatique.
Plus précisément, le projet renforcera les parties prenantes dans la gestion des aires protégées et des sites de mangroves non protégés. L’objectif est de relier les systèmes de gouvernance et de production aux structures de conservation des mangroves au niveau territorial.
Dans le cadre de sa mise en œuvre, le projet PAPBio C1-Mangroves a mis en place un mécanisme de subvention pour soutenir les initiatives locales de conservation de la biodiversité et d’utilisation durable des ressources naturelles au niveau du paysage.
L’objectif est de mettre en place un fonds de subvention pour soutenir des initiatives concrètes au niveau des paysages.
Il faut noter que le projet Gestion des forêts de mangroves du Sénégal au Bénin “PAPBio C1-Mangroves” vise à atteindre une protection intégrée de la biodiversité et des écosystèmes fragiles de Mangrove en Afrique de l’Ouest et leur résilience renforcée aux changements climatiques.
Hector N.




