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Contentieux maritime Togo-Ghana : les négociations doivent aboutir d’ici fin 2021

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Une réunion de concertation,  la 6ème du genre  se tient depuis ce mardi à Lomé entre les commissions togolaise et ghanéenne, autour de la question de la démarcation de la frontière maritime, entre le Togo et le Ghana.

Ouverte par Edem Kokou Tengue, le ministre de l’économie maritime, de la pêche et de la protection côtière en présence du Gal Emmanuel Kotia, coordinateur national des frontières du Ghana et de Stanislas Baba , le  président du Haut Conseil pour la Mer, la réunion   fait suite à la 5ème tenue le 23 août 2019 à Accra.

 Organisée sur deux  jours, cette réunion  vise à proposer aux autorités politiques des deux pays frères et amis, un projet de règlement négocié de leurs frontières maritimes communes.

En d’autres termes il s’agit d’échanger sur les données techniques et les dispositions transitoires, dans le cadre des négociations pour la délimitation des territoires marins respectifs au Togo et au Ghana.

De fait, les discussions s’inscrivent dans un  calendrier global de négociations dans un délai raisonnable qui  va être défini.

Selon Edem Kokou Tengue, le ministre de l’économie maritime, de la pêche et de la protection, il est important que les négociations aboutissent d’ici fin 2021 afin que les deux  Etats puissent véritablement jouir de ce bien qu’est la mer.

« Dans l’intérêt de nos 2 peuples, une mise à jour du calendrier des négociations devrait donc initiée et observée à un rythme soutenu. C’est à cette condition que nos objectifs peuvent être atteints”, a indiqué M. Kokou Tengue.

A en croire ses explications, la délimitation des frontières maritimes entre le Togo et le Ghana constitue une préoccupation pour le Chef de l’État, Faure Gnassingbé, qui n’a jamais cessé de manifester sa volonté d’œuvrer à la délimitation et la démarcation des frontières comme facteurs de paix, de sécurité et de progrès économique et social.

De  fait, il estime qu’il est important pour chaque partie d’éviter d’avoir recours à un règlement juridictionnel, qui est le plus souvent très complexe et coûteux, pour privilégier un règlement à l’amiable, juste et équitable.

« Les deux pays se sont entendus sur certains préalables. Les déterminations  des dernières bornes terrestres qui vont conditionner les bords maritimes. Les questions  liées aux points de base qui vont être utilisé et  un certain nombre sur des arrangements provisoires. Ces arrangements provisoires et la question de la délimitation des frontières doit pouvoir faire une et une problématique. », précise-t-il.

Pour  information, plusieurs sessions de négociation, infructueuses, se sont tenues l’année dernière (aux mois de juin, octobre et décembre). Les deux parties affirment, néanmoins, vouloir résoudre ce contentieux maritime en accord avec le droit maritime international.


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