Secteur d’activité sous-estimé voire marginalisé, l’hévéaculture peut pourtant fournir de nombreux emplois et de la croissance économique à travers les exportations qu’elle peut générer.
Sébastien Balouki fait partie de ces rares Togolais qui ont compris tout le poids que peut représenter cette culture. C’est donc corps et âme qu’il s’y adonne afin de lui donner ses lettres de noblesse au Togo, selon ses ambitions, dans la sous-région ouest-africaine. Cette activité, il la pratique avec son association, Reboisons Vite le Togo (RVT), basée à Lomé et à travers laquelle il fournit des services en reboisement et production des plants.
Interrogé par Vert-Togo dans sa ferme à Agoè Démakpoè (périphérie de Lomé), le président de l’Association RVT est intarissable lorsqu’il s’agit de décortiquer les valeurs et vertus de l’hévéa. Pour lui, l’hévéaculture peut garantir une agriculture commerciale plus compétitive avec à la clé l’augmentation des revenus des producteurs et l’assurance du soutien à l’agriculture vivrière dans une optique de sécurité alimentaire.
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« La culture de l’hévéa est nouvelle au Togo. Elle est banalisée ici, cependant ailleurs, c’est une manne incontournable. C’est une culture qui permet à son producteur de vivre mensuellement. Vous imaginez, 1 ha d’hévéa implique toute une chaîne. Cela permet de réduire considérablement la pauvreté et le chômage. », confie-t-il à Vert-Togo.
L’hévéa, un puits de carbone
En plus de contribuer à la réduction durable de la vulnérabilité des populations rurales, la culture de l’hévéa favorise également la lutte contre les effets du réchauffement climatique. Ceci, grâce à la capacité de séquestration de carbone des plantations et à la réduction des émissions liées à la production de caoutchouc synthétique. Une matière très utilisée dans la fabrication des pneus et qui est obtenue à partir du latex qui se récolte par saignées sur l’écorce du tronc de l’hévéa.
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« Son avantage écologique est qu’il est un arbre de forêt. 5 ha de la culture d’hévéa crée un microclimat. En réalité c’est un puits de carbone. Dès la sixième année, l’arbre interagit, il capte le carbone pour faire la photosynthèse et produit la sève. Il résout les problèmes des changements climatiques. D’où l’intérêt de développer sa culture pour pallier la désertification et les problèmes des changements climatiques. », défend-il.
Il faut noter que c’est depuis 2013 que le président de l’Association RVT s’est lancé dans la culture de l’hévéa au Togo. Aujourd’hui il est à 40 ha de production par an. Il envisage aller à au moins 300 ha d’ici l’an 2022. Selon ses estimations en 2025, sa production pourra avoisiner au moins 1000 ha.
Hector N.











