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Togo/dépollution: De l’ordre dans la gestion de cimetières sauvages de véhicules

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Le gouvernement envisage de sérieusement mettre de l’ordre dans la gestion de cimetières sauvages de véhicules, principalement à Lomé, en bouclant le vendredi 28 juin un appel à manifestation d’intérêt d’une étude de viabilité commerciale d’une casse de véhicules. Apprend-on de l’Union pour la Patrie.

Les services attendus du consultant sont, entre autres : de faire le diagnostic du système de casse actuel au Togo, d’analyser le cadre légal actuel qui régit la casse des véhicules dans le pays et faire des propositions d’arrangement institutionnel éventuel, et de faire une étude détaillée sur le parc automobile ainsi que sur l’offre et la demande de casse automobile. Il devra ensuite déterminer la typologie poids lourds et des autres types de véhicules  (il s’agit de catégoriser selon une classification standard internationale les différents véhicules : différentes catégories de poids lourds, de véhicules utilitaires, de véhicules personnels ou de transport de passagers… Cela permet d’établir un état des lieux précis de la flotte et d’estimer la possible demande et les produits potentiels de la casse).

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Il revient au consultant, sur une durée de quatre (4) mois, de concevoir une méthode systématique de détermination de la typologie d’un véhicule et de sa valeur vénale Il s’agit, de source du ministère des Infrastructures et des transports, de mettre au point un mécanisme qui sera mis en œuvre dans les solutions du consultant et qui doit inclure des procédures de classification pour les véhicules de la casse, de façon à ce qu’elle soit aisément applicable sur le terrain. Il convient ensuite d’établir le cycle de vie de la casse.

Cela s’entend : destruction, dépollution, identification des produits valorisables et mise au rebut/recyclage des produits subsistants. Ce qui permet de structurer le fonctionnement à proprement dit de la casse. Il pourra se faire sous forme de schéma de fonctionnement intégrant à chaque étape les différentes parties prenantes ainsi que les opérations réalisées, leur durée indicative et les outputs en découlant.

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Il est, naturellement, attendu du consultant d’identifier les ressources matérielles et humaines pour le fonctionnement de la casse ; identifier les casses en activités (zone géographique, superficie de l’exploitation, équipements, fonctionnement et gouvernance, chiffre d’affaires, etc.) ; développer différents scenarii commerciaux se basant sur les analyses précédentes et intégrant chacun : (i) une localisation et son aménagement (potentiel site, surface, infrastructures), (ii) un schéma organisationnel (type de structure : PPP ou autre), (iii) une évaluation des coûts et charges de fonctionnements, (iv) une évaluation des produits et des recettes, (v) les impacts socio-environnementaux de chacun des scenarii.

Et de proposer les scenarii pour le financement, la construction et l’exploitation de la casse de véhicules en fonction des données collectées et du mode de financement arrêté ; et proposer le profil type pour la sélection d’un opérateur privé qui aura en charge la destruction des véhicules admis à la casse.

Le Togo a considérablement amélioré la performance de ses services logistiques ces dernières années, d’autres perfectionnements sont nécessaires dans l’ensemble de la chaîne de valeur, à en croire la Banque mondiale.

Le projet vise plus précisément à améliorer le cadre juridique et réglementaire régissant le secteur du transport et de la logistique. Il soutiendra également le renforcement des capacités des acteurs logistiques et la mise en place de formations pour plusieurs fonctions de services. Et Pierre Laporte, le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Togo d’alors, de préciser : «L’économie togolaise est ouverte aux échanges internationaux et, grâce à sa situation géographique et ses infrastructures portuaires, le pays est une voie d’accès idéale aux marchés régionaux et internationaux et peut en outre servir de pôle logistique et de transport pour la sous-région»,

Le 4 mai 2017, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un crédit de 18 millions de dollars pour aider le gouvernement togolais à renforcer l’efficacité des services de logistique commerciale dans le pays. Selon la Banque, le nouveau Projet de facilitation du commerce et de compétitivité des services logistiques (PFCCSL) était attendu pour introduire des critères clairs pour professionnaliser le transport routier et les services logistiques et appuyer les réformes destinées à faciliter les échanges et réduire les délais d’immobilisation dans les ports, ainsi que les délais de transit. Il financera, par ailleurs, des instruments de crédit-bail (leasing) pour renouveler les véhicules et moderniser ainsi la flotte de camions.

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