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Togo : après le bassin de rétention d’eau de Leo 2000 , place à celui d’adidogomé-awatamé

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Vue partielle du bassin de rétention d'eau Adidogomé-Awatamé

La situation est très critique à Adidogomé-Awatamé une autre périphérie de la capitale togolaise. La population de cette localité vit depuis trois (3) jours les débordements des eaux du bassin de rétention construit il y a quelques années pour recueillir les eaux de pluie afin d’éviter les inondations. Une situation qui n’est pas la première pour ces habitants qui craint le pire, le fait de fuir leur habitation ou subir les répercussions  des maladies à craindre.

«  Nous avons envoyé certaines personnes à la mairie et au ministère de l’action social, mais depuis lors, rien n’est fait. On attend” laissé entendre Venoyi résidente d’Adidogomé-Awatamé, la trentaine, la voix chantante.

Pour ANATE Infirmier diplômé d’Etat au CHU SO, la barbe courte « Les bassins de rétention d’eau sont mal entretenus. Ce manque d’ entretien  fait que la population est à la merci des maladies. Il est important que le gouvernement dépêche une équipe spécialisée pour revoir cette situation. Si non les riverains ne seront pas épargnés des épidémies ».

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En dehors des problèmes sanitaires, certains déplorent, la mauvaise construction de ces retenues d’eau c‘est le cas de Jean de Dieu  TONDO-ZAGA Ingénieur en génie civil.

«  En réalité, toutes les dispositions ne sont pas prises dans la construction de ces retenues d’eau, d’abord les lieux de constructions sont mal choisis et ne tiennent pas comptent de tous les critères. Notamment, l’Étude  de terrain, l’ Étude du sol et bien d’autres. De plus, la profondeur est aussi à revoir. Si à chaque fois, il y a des débordements, c’est que les canalisations sont mal faites et il faut revoir cela le plus rapidement possible pour éviter le pire”  scande-t-il.

Et d’ajouter « Le gouvernement a mis en place plusieurs moyens pour pouvoir évacuer ces eaux contenus dans les bassins, mais le mal persiste. Il est donc nécessaire que d’autres mesures soient prises afin de pallier à ce mal. »

Ces dernières années, les inondations, et les vents violents, sont récurrents dans la capitale togolaise. Une situation très préoccupante à cause des nombreux dégâts tant matériels qu’humains qu’ils engendrent.

En avril 2015, les acteurs nationaux en matière d’évaluation rapide post-catastrophe  se sont formés pour limiter les dégâts et amener ces acteurs à se familiariser avec les méthodes d’évaluation rapide devant servir d’outils de plaidoyer, pour mobiliser les ressources afin de mieux aider les sinistrés. Le gouvernement pour sa part à opter pour la construction des bassins de rétention d’eau.

Ceci dans le but de contenir les eaux pluviales et éviter ainsi les inondations, C’est ainsi que grâce à l’appui technique et financier de la Banque mondiale, de l’Union Européenne, et d’autres partenaires, le Togo a pu construire au total 15 bassins de rétention d’eau dans plusieurs quartiers notamment : Lomégan, Adjidoadin, Adidogomé, Agbalèpédogan, Agoè, Totsi et autres. Malheureusement, ces bassins de rétention au lieu de limiter les dégâts, deviennent un danger pour les riverains entraînant des conséquences sur la vie de ces derniers.

Ces conséquences sont dans la plupart des cas sanitaires, surtout que les débordements de ces bassins entraînent la prolifération des maladies comme la diarrhée, le choléra, le paludisme et d’autres maladies microbiennes.

À cela s’ajoute des pertes en vies humaines, en particulier le jeune de 17ans mort par noyade le 5 juin dernier dans le bassin de rétention d’eau de Léo 2000.

Emmanuel K.

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